samedi 11 juin 2011

Démondialisation, décroissance,... Une autre voie est elle possible ?

Le lancement des primaires chez les Verts et bientôt au PS entame le début de débats et propositions entrecoupés de coups bas et petites phrases. A moins que ce ne soit l'inverse quand on voit les remarques des débats à Europe Ecologie.
Les faits sont pourtant têtus :  Les jeunes grecs et espagnols sont dans la rue, l'Egypte et la Tunisie ont ouvert les portes que la Lybie, le Yémen et d'autres souhaitent prendre. L'islamisme n'a pas effectué de raz de marée et si tout n'est pas réglé les prévisions sur la crise que nous avons traversé n'ont pas provoqué de changement dans le pilotage mondial de l'économie. L'annonce de la baisse de notation des Etats-Unis ne fait même pas les gros titres. La sortie de l'Euro est une voie que l'on écoute comme si elle était souhaitable, et surtout possible.
On est passé à autre chose : cette sécheresse qui emmerde les agriculteurs mais n'a pas remis en cause nos petites piscines personnelles. Alors que tout le monde voulait sa pilule d'iode après le Tsunami japonais les climatiseurs tournent à plein régime.

Des discours tournent pourtant en terme économique Démondialisation, Décroissance comme des appels à faire autrement mais que personne ne prend vraiment au sérieux. Sommes nous donc contraints d'aller dans le mur à pleine vitesse ? Les autres voies ne sont elles que perte et tragédie ?

C'est de cela que nous voulons entendre parler lors des primaires. Pas de savoir qui prépare 2012 ou 2017. Mais comment lorsque l'on a été incapable de rassembler son camp on est capable de rassembler un pays et redonner une voie à l'Europe ?

dimanche 22 mai 2011

Etre au rendez-vous du changement (2)

Le Projet du Parti Socialiste est une base de travail, d'échanges et de rencontres. L'enjeu de 2012 doit s'inscrire dans une capacité à porter une réponse aux changements de société que nous vivons. 2012 est donc un début et non une finalité. Le début d'un changement de relations entre nous où la solidarité guide les principes de redistribution. La fin du seul contre tous que prônent les dirigeants actuels de Nicolas SARKOZY à Jean François COPE.

Le Projet du Parti Socialiste doit nous permettre d'avoir une discussion du FRONT DE GAUCHE à EUROPE ECOLOGIE LES VERTS sans oublier le PARTI COMMUNISTE et le PARTI RADICAL. Mais plus largement c'est en dehors de nos frontières que ce projet doit trouver une cohérence avec les partis de gauche européens. Les oasis dans le désert ne peuvent constituer une finalité pour des hommes de progrès, c'est le désert même qu'il faut battre en brèche. Désert intellectuel de cette pensée stérile issue d'un seul système de formation qui est devenu système de conditionnement. Désert en terme d'innovation de castes dirigeantes détenant les centres de décision et attachés à leur fin de règne. Désert d'ambition d'une pensée qui dépasse la carrière de ministre ou de chef de l'état mais qui embrasse une aspiration de société.

Le rendez vous de 2012 sera décisif pour la FRANCE. Il préparera aussi l'enjeu de 2014 des élections européennes pour que justice sociale et redistribution soit une réalité qui prend en compte l'ensemble des européens et redevenir ainsi un espoir pour tous les pays qui aspirent à retrouver la voie du progrès social et le respect des ressources naturelles que la génération dirigeant actuelle nous laisse très abimées.

mercredi 4 mai 2011

L'urgence n'est pas la personne !

Les grandes manœuvres se poursuivent. Elles trahissent une relation au Parti, aux militants et à la gauche. Mon précédent post aborde ce point en séparant la phase projet de la phase candidat. C'est un choix préalable à l'engagement, c'est une logique du pas à pas qui doit donner au candidat la légitimité pour rassembler le Parti, toute la gauche et au delà. En considérant que le vote du projet n'est qu'une formalité, en n'organisant pas le débat dans les sections je pense que la démarche perd de sa dynamique. La tenue des conventions est un premier pas, le vote du projet le suivant puis viendront les primaires et la campagne présidentielle.

C'est un marathon qui débute et je crois que les positionnements personnels qui visent a préparer son fauteuil de ministre sont prématurés pour ne pas aller jusqu'à dire indécent. La mobilisation des élus est importante, elle doit s'accompagner de la mobilisation des militants. Continuer à appliquer les vieilles recettes alors qu’émerge une nouvelle Société avec de nouveaux repères est une erreur.

La voie est compliquée à suivre pour rester dans le débat et ne pas basculer dans le combat interne. L'absence d'écoute est une attitude stérile, elle ne fait progresser personne. Je ne prétend pas porter une vérité mais les outils montrent que ce blog est suivi, certains participent ou ont installé un suivi. Je ne suis pas un élu, je ne suis pas un décideur du parti mais plus que mon aspiration à entrer dans ces postes c'est le sentiment de l'urgence et de l'importance du moment qui anime ma démarche.

mardi 3 mai 2011

Choisir entre peur et humiliation ?

L'approche des primaires et le début des manœuvres militaires ne semblent pas mobiliser les foules. Alors que les finalités individuelles se dessinent et s'affirment, la finalité collective a du mal a faire jour.

Cela explique peut être la difficulté de sortir du projet du PS les 2 ou 3 notions Force qui sous-tendent l'action politique qui émergera de sa mise en œuvre. La notion de projet doit s'accompagner de cette nécessaire "projection" que nous pouvons réaliser après en avoir pris connaissance.

Ce projet n'est pas pour autant mauvais ou inintéressant. Est il partagé ? Les militants se retrouvent ils dans ce document ? Les sympathisants trouvent ils dans cette lecture le début d'une stimulation ? Je partage avec vous ces questions car je n'ai pas de réponses dans ma perception actuelle de notre société en général et dans le PS en particulier. La tenue de conventions est une remise au travail du PS et une démarche à amplifier, elle me semble ne pas être suffisante actuellement.

Le projet PS est il une réponse ou une partie de réponse a la question de notre relation aux enjeux de notre Société ? Le débat sur le projet se doit de répondre a cette question. C'est une des conditions pour nous offrir une orientation qui ne soit pas guider par la peur de l'échec de nos valeurs de progrès ou l'humiliation de ne pas être au second tour face au Front National.

lundi 2 mai 2011

L'engagement individuel pour une réussite collective

L'annonce de la mort d'Oussama BEN LADEN est la nouvelle de ce printemps 2011 qui n'en finit pas de nous bousculer dans nos certitudes. Le printemps de liberté que connaissent la Tunisie et l'Egypte, dont les conséquences ne sont pas terminées sur les pays voisins de la Lybie à l'Algérie doit nous ouvrir les yeux sur les aspirations que partagent toute population à prendre son destin en main.

Cette tentation de repli sur soi des pays européens de la Belgique à la Grèce ainsi qu'en France doit nous préoccuper et nous obligera à faire des choix importants dans les prochains mois. Ce contexte mondial d'effondrement du système libéral, avec le taux record d'endettement des Etats-Unis d'Amérique et la création de mise à l'écart de plusieurs d'entre nous dans tous les pays, nous effraie de façon légitime.

Il est prétentieux de continuer à penser que nous ne comprenons rien et que l'administration mise en œuvre au niveau local, national et européen est la garantie suffisante pour passer ce cap. Les politiques n'ont pas perdu face à l'économique, ils ont délégué leurs choix aux experts et à un système complexe de gestion qui s'auto-alimente. Nous ne comprenons pas toujours l'ensemble des enjeux en cours mais nous comprenons bien son dysfonctionnement lorsque nous sommes face à des incohérences.

Le choix de se battre individuellement contre ces incohérences et cette absurdité du système ne peut être suffisant. Il nous appartient de choisir et d'agir mais cela ne peut se faire sans concertation et sans coordination.

mardi 5 avril 2011

Réponse à l'appel au rassemblement de la gauche pour réussir le changement

Tout appel au rassemblement de la gauche trouvera toujours, sur ce blog, un écho favorable. Lorsque Laurent GRANDGUILLAUME lance son appel il est normal que ce blog le répercute et vous propose des pistes de réflexions : Appel-au-rassemblement-de-la-gauche-pour-reussir-le-changement

L'abstention est un phénomène complexe. Dans les discussions il y a du désintérêt ou un manque de connaissance des enjeux surement mais surtout une désillusion face à l'ensemble du système politique et économique. Il appartient à la gauche de renouer avec ses valeurs de progrès et d'amélioration de la société pour représenter une alternative. La Gauche n'est pas ici le Parti Socialiste contre les autres, c'est bien cette entité complexe et riche qui va du Front de Gauche jusqu'à Europe Ecologie en passant par le Parti Socialiste, le Parti Communiste Français et le Parti Radical.

Cela demande donc de retrouver un socle commun, une base de partage, une utopie partagée. La question de l'ambition personnelle sera évidemment posée. Les habitués du positionnement au lendemain des résultats resteront mais ils nous appartient de renouer avec l'ensemble de la société, de retrouver dans les sections et dans les actions locales ce lien.

lundi 28 mars 2011

Les premières réflexions sur les cantonales

Les résultats des cantonales ne peuvent pas être interpréter au niveau national. Si vous êtes convaincus de cela c'est que vous êtes membre du comité national de l'UMP. Les élections cantonales  2011doivent être interprétées surtout après les différents événements. Tout ne sera pas à reprendre pour 2012 ou pour la suite de la réflexion politique nécessaire au rebond de notre pays et de l'Europe mais il faut tenir compte de certains points.

Voilà ceux que j'ai retenu :

- Ce n'est pas parce que vous n'avez pas de programme que vous ne pouvez pas être au second tour. La lisibilité nationale du Front National a permis de voir des candidats inconnus et porteur d'aucune ambition pour le canton être au deuxième tour. Inversement les déboires récents de l'UMP, la cacophonie ambiante au PS ont desservis les candidats qui ont du redoubler d'efforts sur leur ancrage local pour s'en sortir (ou pas)

Il existe bien un lien entre le national et le local. Les électeurs prennent en compte les positionnements des uns et des autres et suivent ce qui trouvent résonance dans leur vie quotidienne.

- L'Union de la gauche ne s'est jamais porté aussi mal. Entre les multi-candidatures au premier tour et les affrontements du second tour on a vu tout et n'importe quoi. Les égos sont sur-dimensionnés et les personnes oublient quelque fois les valeurs qu'ils portent. Pour le mariage Front de Gauche/Verts cela ressemble quand même à du tout sauf le PS. Par contre le maintien d'un candidat PS face au Parti Communiste ce n'est pas la preuve d'une grande clairvoyance.

Il faudra refaire l'Union de la gauche pour les prochaines élections. Cette union ne peut pas se faire dans la compromission, ni dans l'humiliation. Les partis qui ne dépassent pas 4% vont devoir revoir leur prétention et ceux qui peuvent espérer plus de 15 % doivent apprendre à laisser de la place à leurs alliés.

- L'absence de place pour la discussion interne et pour le renouvellement dans les partis majoritaires posent la question de l'ambition à long terme. Une ambition à long terme c'est une ambition qui vous dépasse, que vous espérez voir vous survivre. Ce n'est pas le maintien de pratiques éculées dans un monde qui a bougé et changé.
- L'abstention est devenu le premier parti de France. Cette réalité vient en partie des éclairages précédents. Il faut de nouvelles formes de rencontres et de consensus. Mais ce n'est pas du consensus mou de candidats de gauche avec des idées de droite et inversement c'est du consensus dans les convictions et dans ce que l'on est prêt à défendre.

dimanche 27 mars 2011

En route vers les primaires

Une élection en appelle une autre. Les positions vont se déclarer à la sortie des cantonales. Les uns sortent renforcés, les autres sont toujours dans la course et d'autres vont devoir revenir au premier plan en faisant oublier les défaites.

Pour le Parti Socialiste, les primaires annoncées vont donner lieu à de nombreuses déclarations en attendant le positionnement définitif de Dominique STRAUSS KAHN. L'été sera l'occasion des rencontres et des mobilisation des troupes pour une rentrée mouvementée.

Pour ma part j'ai eu l'occasion de développer sur ce blog différentes idées et thèmes de réflexion. Je resterais sur cette position pour l'année 2011. Ce n'est pas un manque de convictions au contraire et ce n'est pas non plus un choix stratégique comme le font de nombreux camarades pyrénéens habitués à se positionner au lendemain de la victoire. Je serais d'ailleurs surpris de voir combien Jean GLAVANY est redevenu très fréquentable après sa victoire méritée dans les Hautes Pyrénées.

La question est de savoir combien de militants auront l'impression d'être entendus dans leurs interrogations et dans leurs espoirs. L'heure n'est plus à la stratégie de petit notable, elle est à l'engagement pour les idées.

Un engagement complet pour un canton

Les résultats sont désormais tombés sur la Côte d'Or. L'UMP et le Nouveau Centre reste majoritaires dans le département. Nous n'avons pas réussi collectivement à démultiplier les résultats des régionales sur le département. Pour le canton de Mirebeau c'est une nouvelle léthargie qui commence avec une transmission sans ambition et un maintien de la communauté de communes sous contrôle.

Les analyses devront être faites, de nos choix, des choix de ceux qui sont ou auraient du être nos partenaires. Une analyse qui tiendra aussi compte des comportements durant la campagne et à venir des uns et des autres. Toutefois ce billet ne se veut pas aigri, la victoire est claire. La question de l'avenir se pose forcément pour le canton, pour la vie avec ce groupe qui a accompagné Isabelle LAJOUX dans son combat et au sein du Parti Socialiste. La démocratie a tranché et le PS a montré son soutien à la République, il ne tient qu'à nous de développer cette envie de construire ensemble.

Vous avez été nombreux à suivre ce blog. Sur la carte de France ces derniers mois le curseur s'est déplacé des Hautes Pyrénées vers la Côte d'Or. Vous pouvez vous exprimer et donner aussi vos impressions sur ce blog. La seule condition est d'être respectueux des personnes et des idées.

mardi 22 mars 2011

Se mobiliser pour le canton de Mirebeau Dimanche 27 mars

Les résultats du canton de Mirebeau sur Bèze montrent la possibilité d'une alternance. Isabelle LAJOUX est derrière Laurent THOMAS et ce résultat doit s'analyser avec le nombre de candidats présents au premier tour et l'offre large offerte aux électeurs qui ont une sensibilité de progrès, sociale et écologiste.

Le second tour doit être l'occasion de montrer votre intérêt pour le changement et de faire entendre votre choix du premier tour. Avec la candidature d'Isabelle LAJOUX vous avez l'occasion d'ancrer notre canton dans une perspective de développement : le contournement de Mirebeau sera défendu, le gymnase du collège ne sera pas une simple promesse et le développement d'un maillage local de services se fera par une démarche de concertation et d'association de tous.

L'abstention massive du premier tour à donner une place importante au Front National en terme de pourcentage mais pas en terme de voix. Le candidat du FN n'a rien proposer pour le canton. Laurent THOMAS n'a pas démontré une capacité réelle de rassemblement et ne pourra pas dépasser le nombre de voix du premier tour.

La seule issue de l'UMP et du Nouveau Centre sur le canton et sur le département tient dans la démobilisation des électeurs de la gauche. Ils tenteront d'exploiter cette division du premier tour pour gagner de façon tactique. Ce n'est pas un nouveau projet qui est proposé, c'est une gestion comptable de petit notable.

Vous avez la possibilité d'envoyer un message fort. Cela vous prendra peu de temps mais vous n'aurez pas laisser la peur et l'indifférence installer une période d'inaction de trois ans supplémentaire. Notre canton a déjà trop dormi il nous appartient à tous de croire à son développement.

Ensemble pour le canton de Mirebeau sur Bèze avec Isabelle LAJOUX