jeudi 30 août 2007

Discours d'Arnaud Montebourg à Frangy en Bresse

Frangy-en-Bresse est devenu le lieu de toutes les avant-garde et anticipations politiques ! Cette fête populaire enracinée dans cette Bresse qui nous a donné une nouvelle fois la victoire, accueillait l’an passé Ségolène Royal qui y accomplit ses premiers pas vers la primaire.

Il fallait en cette année d’échec pour la gauche que Frangy, dont je rappelle toujours qu’on se dispute pour venir à sa tribune, soit offerte à ces député(e)s, hommes et femmes, issus des urnes du mois de juin, qui codirigent ensemble la nouvelle opposition à l’Assemblée nationale, et formant pour la première fois depuis longtemps un contre gouvernement.

Une opposition qui pointe les abus, les excès de pouvoirs, les défaillances ou dysfonctionnements du pouvoir est une opposition utile au pays et à l’intérêt général parce qu’elle amène le gouvernement à mieux se comporter dans l’utilité de tous. Elle est utile au présent quand elle est ferme. Une opposition qui contre propose est une opposition de préparation de l’avenir. C’est ce que nous avons, autour du président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, entrepris de faire.
Nos invités ? Ce ne sont pas les jeunes qui voudraient remplacer les anciens : parce que nous ne sommes plus si jeunes, et surtout parce que les anciens sont irremplaçables ! Parce que avant tout la politique ne consiste pas à se soustraire mais au contraire à s’additionner les uns les autres !

Nos invités ? Ce sont des parcours et des trajectoires différentes qui montrent la diversité du socialisme contemporain. Ils ou elles portent des idées qu’ils rêvent de voir émerger ; ce sont des êtres engagés parfois jusqu’à la passion, et qui mettent leur talent au service de notre cause commune : Philippe Martin, député du Gers, Sandrine Mazetier, députée de Paris, Manuel Valls, député de l’Essonne, Aurélie Filippetti, députée de la Moselle, Gaëtan Gorce, député de la Nièvre.
Ils ont eu ensemble des désaccords comme j’ai pu en avoir, mais aujourd’hui ils savent qu’il faut construire ensemble un projet nouveau pour la gauche ; ils savent qu’il nous faut affronter les questions embarrassantes que la société française nous a mis sous les yeux et qu’il nous a coûté si cher d’esquiver.
Ils veulent comme nous tous offrir au pays un parti de la réforme et du mouvement en état de marche et en état cette fois de nous faire gagner !

Car je ne crois pas que l’aventure dans laquelle Nicolas Sarkozy emmène la France puisse déboucher sur de quelconques bienfaits pour le pays.
Il a abord décidé de capter tous les pouvoirs, le sien propre agit par extension et débordement sur celui de tous les autres : le Premier ministre est dépossédé de ses prérogatives constitutionnelles, les ministres ont disparu des écrans radars, ils sont désormais remplacés par les hommes du cabinet de l’Elysée dont le porte parole de l’Elysée, le secrétaire général de l’Elysée, et même l’épouse du Président, tous inaccessibles au contrôle parlementaire, échappant à toute mise en jeu de leur responsabilité et à toute reddition des comptes, contrairement aux règles fixées par la Constitution du 4 octobre 1958, c’est à dire ce qui tient de loi suprême entre tous les Français.
Aucun Président, quel qu’il soit, ne peut recevoir mandat du peuple de s’affranchir de la Constitution. Il peut recevoir mandat de la modifier, certainement pas celui de ne pas la respecter.
Quoi qu’il en soit, un homme seul faisant tout a plus de chance de mal faire qu’une équipe qui délibère un tant soit peu.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’humanité toute entière a inventé des Constitutions afin d’éviter ce genre de dérives, et précisément dans le but que des Républiques constituées en droit ne se transforment en Monarchie de fait, qui se termine toujours mal.

Mais vous me direz qu’il a peut-être une utilité collective à ce que nous puissions tolérer de tels excès ?
Il faut alors revenir au pacte implicite noué avec les Français par l’actuel Président.
Il avait promis de protéger le monde du travail, qui l’avait en partie cru et suivi. Il avait promis de défendre le pouvoir d’achat, il avait promis du travail en plus, de la protection contre les délocalisations, il avait même promis aux petits retraités une hausse de 25 % en plus ! Il était allé chercher pour fabriquer ses discours de campagne tout le Panthéon du socialisme du 20ème siècle ! Jaurès, Blum et tous les nôtres, déclarant que la gauche était devenue inutile pour défendre et protéger le salariat, ce dont il la proclamait désormais incapable, pour mieux s’autoproclamer défenseur des classes les plus oubliées du peuple !

Le pouvoir d’achat ? Mais qui ne voit qu’il est rogné de tous côtés par les hausses phénoménales des prix que chacun a pu constater. Ces hausses sont à rapporter au refus gouvernemental de revaloriser le SMIC et l’allocation de rentrée scolaire. C’est un fait, les salaires ne permettent plus à ceux qui travaillent de se nourrir, se loger, se vêtir ni même payer une rentrée scolaire correcte à ses enfants. Le pouvoir d’achat souffre surtout des promesses non réalisées du Président de la République et qui ne le seront probablement jamais, comme les intérêts d’emprunts immobiliers. La promesse était anticonstitutionnelle donc impossible à réaliser. Les emprunteurs en seront pour leurs frais.

Les heures supplémentaires ? Je vois ici, dans les usines, les établissements privés ou publics, nombre de salariés qui travaillent dur, qui ne parviennent pas à se les faire payer. Et je vois ces millions de Français qui travaillent à temps partiel pour qui il n’y aura jamais d’heures supplémentaires.

Et j’entends ces retraités venir me chuchoter à l’oreille qu’ils ne s’en sortent plus, me demandant de réanimer les promesses mortes du Président en campagne.
Le seul pouvoir d’achat qui pour l’instant a été soutenu, stimulé, alimenté, encouragé, avec un activisme sans précédent, c’est celui des hautes fortunes et des grands patrimoines !
La redistribution des cadeaux fiscaux à la clientèle la plus huppée de l’UMP fut tellement généreuse au mois de juillet qu’elle s’est faite à crédit, par l’emprunt, en aggravant la situation de l’endettement du pays qui poursuit sa course à la verticale !

Les déficits se font désormais concurrence les uns aux autres : 120 milliards de dette de la sécurité sociale ; 29 milliards (soit 17 % de plus que l’année passée) de déficit de la balance commerciale. Même le président de la Cour des Comptes, Philippe Seguin, est venu dire son inquiétude devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale au sujet d’une dette publique qui devait atteindre 61 % du PIB, du jamais vu depuis la Libération !
Le plan de redressement et d’austérité est malheureusement inéluctable. La seule incertitude concerne sa date, le pouvoir parviendra-t-il à la différer jusqu’à l’après mois de mars 2008, date des élections municipales.
Il frappera les ménages, les retraités, les malades, les petits salaires par la mise à contribution massive sous forme de taxes, franchises, hausses de TVA, qui paieront les déficits aggravés par le clientèlisme inconsidéré de celui qui nous gouverne.
Le pacte implicite noué avec les classes populaires ayant soutenu le Président Sarkozy, qui promettait de redonner du prix et de la valeur au travail des Français restera à ranger au rayon des promesses sans lendemain. Ce sont alors des sacrifices qui seront imposés au plus grand nombre après en avoir épargné les quelques privilégiés qui auront fait sa fortune et sa gloire...

Et ne croyez surtout pas que cette bulle médiatique artificielle et habilement entretenue par l’Elysée qui fait défiler chaque jour le spectacle présidentiel ininterrompu d’une vie privée inintéressante, aux signes extérieurs de richesse aussi dérisoires que clinquants, passionnerait les Français ! Au contraire, elle amuse la France, la divertit au sens pascalien du terme, mais elle ne pourra en rien faire oublier la gravité des problèmes à résoudre dans le pays...
Monsieur le Président de la République a déclaré « mon seul souci c’est Cécilia ». Et bien, laissez-moi vous dire, Monsieur le Président, que notre seul souci à nous autres c’est la France et les Français.

En attendant, la France a besoin d’une gauche forte, se tenant aux portes du pouvoir, prête à exercer les responsabilités, non pas seulement pour épargner au pays les excès et les impérities de l’aventure sarkozyste mais surtout pour poursuivre la réalisation de sa mission dans l’histoire, la réalisation des valeurs égalitaires et de justice qu’elle porte, tout comme cet idéal démocratique qu’elle transporte de générations en générations depuis la Révolution Française, puis passant à travers la révolution industrielle pour traverser les tragédies de notre histoire où elle a su être au rendez-vous des hommes et des femmes qui souffraient.
La gauche appartient au patrimoine national et nul ne peut prétendre l’en exclure, elle est une part de l’âme de la Nation, car elle en a assumé une part importante de sa cohésion.
Pourquoi Nicolas Sarkozy pourrait-il chercher à nous en exclure ou à nous en faire sortir, en s’attribuant pour lui même tout ou partie de sa représentation ? parce qu’il sait son soutien du pays de courte durée ; surtout parce que nous lui en avons laissé le loisir ; parce que nous ne sommes pas assez préoccupés de réaliser concrètement les valeurs que nous tenons de notre propre histoire, ni de convaincre nos concitoyens que nous pouvons inscrire ces valeurs dans la réalité quotidienne de leur vie concrète.

Voilà pourquoi ce n’est plus une simple rénovation de façade qu’il nous faut entreprendre, mais une redéfinition de la gauche, de son identité (à quoi sert la gauche) ; de son projet (quels sont ses objectifs) ; et de ses méthodes d’action (comment va-t-elle le faire ).
Cela demandera un travail d’ampleur sans précédent, et il y faudra beaucoup de courage, à l’image des remises en cause accouchées lors du passage de la SFIO au PS en 1972.
C’est un Epinay moderne qu’il nous faut assumer. Car la gauche n’est nullement condamnée à être quasi révolutionnaire dans ses discours et défenseur du statu quo dans ses actes.
Elle a vocation à convaincre une vaste majorité des Français à la suivre dans des réformes profondes crédibles et justes, pourvu qu’elle s’occupe plutôt que protéger ses tabous dans une cage de verre, d’entendre les citoyens dans ce qu’ils vivent réellement et leurs aspirations qu’il y forment.

Allons-nous nous condamner nous-mêmes par exemple à une défense conservatrice du modèle social français ?
A ne pas le réformer dans ses structures et intérêts corporatistes, nous laissons à la droite libérale le champ libre pour convaincre la population d’abandonner jusque et y compris ce que ce modèle offre de plus juste et de plus solidaire.
La progression considérable de l’espérance de vie, le maintien des inégalités devant la mort et devant la retraite, l’explosion du financement de la dépendance des personnes âgées, devront nous conduire à défendre et proposer courageusement une répartition plus équitable des efforts entre les catégories socio-professionnelles.
Les inégalités existent, la gauche doit -c’est sa mission- s’y attaquer et ne pas laisser les salariés les plus exposés à la précarité, à la pénibilité des tâches, aux maladies professionnelles dans les métiers les plus difficiles, sans droits et sans porte paroles, pendant qu’elle se contenterait de défendre seulement des situations acquises.
Nous pourrions ainsi parfaitement assumer en liaison avec le fil ininterrompu de nos valeurs, des positions plus claires et plus justes à l’égard du système par répartition, en proposant l’alignement des régimes spéciaux sur le régime général en échange de meilleurs droits pour la classe ouvrière la plus exposée, dont l’espérance de vie est la plus faible, et qui sera la grande oubliée de la prochaine réforme des retraites qu’engagera la droite !

Nous ne sommes pas davantage condamnés à défendre l’organisation actuelle de l’Education nationale, bureaucratique et centralisée, qui affirme avec force les principes d’égalité devant l’éducation mais réalise l’exact contraire en laissant les enfants des familles les moins chanceuses sur le sable de l’échec scolaire.
L’Education nationale repose sur le dévouement des enseignants, d’ailleurs sous payés, isolés et trop peu soutenus, mais accumule malheureusement des contreperformances sociales, reproduisant les inégalités sociales en inégalités scolaires qui doivent préoccuper la gauche.
Contrairement à la droite qui organise son dépérissement, par la suppression de postes par dizaines de milliers, la gauche doit proposer de réorganiser en profondeur l’Education nationale afin d’assurer la prise en charge individualisée des élèves et leur rattrapage, autonomiser les établissements en leur permettant de recruter leurs équipes pédagogiques en fonction du public des élèves, évaluer en permanence les performances sur service public sur le terrain de la lutte contre l’échec scolaire, revoir le statut des professeurs, redéfinir leurs missions, revaloriser leur traitement et... ainsi lutter avec l’argent public pour donner à chaque enfant de France un métier et une profession : c’est à ce prix que la gauche sera créditée de refaire fonctionner l’ascenseur social.

Faire sortir la gauche des corporatismes, c’est l’amener à quitter l’addition des intérêts particuliers, pour la ramener dans le champ trop abandonné de l’intérêt général.
Cette évolution de notre part doit être mise sur la table d’une discussion commune avec les organisations syndicales et nous donnerait beaucoup de force et de poids pour défendre ceux que la droite s’apprête à faire les victimes injustes de ses réformes.
Nous sommes encore moins condamnés à passer éternellement pour des naïfs, perdus dans l’angélisme et incapables de voir la réalité de la progression de la violence dans la société.
Là où Nicolas Sarkozy fait écrire et voter une loi supplémentaire à chaque fois qu’un fait divers survient, montrant lui-même son impuissance politique, nous seront ainsi plus forts pour vérifier sur le terrain et dans la réalité concrète que l’appareil judiciaire est bien capable de réagir et de ne rien laisser passer.
Aux lois creuses, proclamatoires et inappliquées de la droite, nous préférons des sanctions bien réelles dès les premiers actes de transgression.
Affirmer sans détour cette autorité de la loi, c’est pouvoir enfin nous lancer dans la lutte contre les causes de la montée de la violence : la dérégulation de la télévision, la progression spectaculaire de la violence sur le petit écran, le maintien et le non démantèlement d’une économie souterraine, l’extrême pauvreté comme horizon indépassable pour les laissés pour compte de la société.

Enfin, nous ne pouvons accepter d’être en permanence accusés de sous développer la France au motif que nous mépriserions l’économie.
Les socialistes que nous sommes doivent chercher une bonne fois pour toutes les voies et les moyens de se réconcilier avec l’entreprise, surtout en ces temps difficiles de désindustrialisation.
Car la création et le développement des entreprises sont de l’intérêt bien compris des travailleurs et... des chômeurs.
Défendre et protéger nos entreprises, c’est ce que nous nous efforçons de faire sur nos territoires respectifs.
Mais cette ligne de conduite doit inspirer des politiques publiques profondément nouvelles et qui restent à inventer, en amenant l’État à remettre les mains dans le cambouis de la machine économique.
La clé de nos propositions doit être la différenciation de nos mesures, régulatrices, réglementaires et fiscales.
Nous donnons aujourd’hui aux très grandes entreprises des milliards d’aides, de ristournes. Ce sont celles qui détruisent le plus d’emplois sur le territoire national, délocalisant et se précipitant vers la Chine ou l’Inde.
A l’inverse, nous ne soutenons nullement nos petites entreprises, appartenant à cette économie enracinée, qui ne parviennent pas à se financer, à salarier et à se développer.
Une fiscalité comportementale est à inventer ! Plus une entreprise créé de l’emploi, plus elle distribue de bons salaires, plus elle se lance dans la recherche et l’innovation, plus elle doit obtenir des bonifications et encouragements fiscaux. Plus elle s’en éloigne, moins elle doit en obtenir.
L’État doit imaginer ainsi de nouveaux outils lui permettant de mettre de la volonté politique en face de l’économie et en négociation permanente avec elle. Toutes les puissances industrielles ont fait ce travail, c’est aux socialistes de réarmer la politique là où la droite préfère toujours s’en remettre aux forces désastreuses mais qu’elle croit encore vertueuses du marché.

Et tout cela sur fond d’obligation impérieuse de protéger la planète et de faire face à la crise climatique laquelle devra nous amener à reconsidérer tous nos comportements, celui de producteur industriel, agricole comme celui de consommateur que nous sommes tous.
Les équilibres sur lesquels fonctionne aujourd’hui l’économie mondiale en seront bouleversés : la remontée très forte du prix de l’énergie et des coûts de transport rendront de plus en plus difficile et couteux la localisation des usines dans des lieux exotiques, à 10.000 km de lieux de consommation que sont nos supermarchés. On produira de plus en plus près de l’endroit où l’on consomme.
Les socialistes européens doivent s’emparer de ce retournement et ce changement de donne, en faisant du rehaussement des coûts du transport international par les airs, les mers ou la terre, l’outil de protection de l’environnement comme stimulant à la relocalisation sur nos territoires européens d’industries, parties trop loin faire la fortune de leurs actionnaires.

Vous voyez que les socialistes ne sont pas dépourvus d’idées nouvelles, de sujets de créativité et d’objets de proposition !
L’arme des idées est l’arme de la reconquête ! C’est sur celles-ci que nous ferons porter l’essentiel de nos efforts. Car c’est pas les idées et les conceptions que nous avons de la France, de l’Europe, et du monde que nous reprendrons le coeur des Français.
C’est par la force de notre esprit que les Français nous referons confiance.
Ce travail a commencé aujourd’hui à Frangy-en-Bresse !

Arnaud Montebourg
35ème fête populaire de Frangy-en-Bresse
le 25 août 2007

vendredi 20 juillet 2007

La reflexion et l'action

Le mot rénovation a tout de suite était mis en échec par deux catégories de personnes. Ceux qui en tant que militants se sentent blessés de cette remise en cause de leur action et du travail accompli durant ces années et ceux qui voient arrivé une remise à plat des règles du jeu qu'ils avaient l'habitude d'imposer mais de ne pas suivre.

Pour les militants, je suis comme eux agacé, quelque fois, de cette utilisation galvaudée de la rénovation pour nous mettre en difficulté. A tous je vous propose ce qui fait notre quotidien : la réflexion et l'action. La réflexion sur les difficultés de notre société et sur les réponses que nous pouvons apportées pour que la notion de progrès soit une lueur d'espoir pour tous.

Pour les conservateurs et les personnes attachées à de prétendus avantages, je n'ai plus rien à leur dire. Ils connaissent très bien la situation, ils en connaissent l'issue. Et qu'ils ne s'inquiétent pas, nous ne ferons pas plus que ce qu'ils auraient fait il y a quelques années quant ils avaient encore des convictions. Nous allons proposer, débattre et passer à l'action. Nous allons aider les plus faibles et défendre le collectif.

Alors vous me direz que rien ne change. Et bien tout a changé depuis 2002, nous voulons être exigeants et nous voulons que les autres soient exigeants. Nous voulons rendre compte du projet de société que nous portons et convaincre par l'action. Cela n'est pas une rénovation c'est le sens même de notre parti.

samedi 14 juillet 2007

Les nouveaux lieux de débats

Le comité 748 de Désirs d'Avenir sur Second Life est un lieu d'échange et de rencontres plus convivial que le chat ou les forums. Un premier contact avec les échanges contradictoires et la nécessité de la reflexion.

La mairie de Lannemezan vient d'ouvrir sur Second Life. Un lieu en bois, chaud et convivial que je vous invite à visiter : Lien vers la mairie sur SL

Cela ne remplace pas une visite dans les Hautes Pyrénées et le contact avec nos concitoyens mais c'est une vitrine internationale innovante et moderne.

Pour les habitués de Second Life inscrivez vous au groupe Renover Maintenant 65 pour recevoir l'actualité des actions mises en place dans le département.

mercredi 27 juin 2007

Porter une rénovation militante

Nombreux sont les militants motivés par l’envie de participer à la rénovation du Parti Socialiste et de compter dans les décisions à venir. Un exercice démocratique, participatif et constructif qui doit nous permettre de faire partager le goût de l’implication politique.

Les expériences menées en Hautes Pyrénées et en Midi Pyrénées montrent l’appétit d’action et de réflexion des participants. Il ressort des différents échanges un certain nombre de points à explorer :

- Une sévérité à l’égard des paroles individuelles de personnes emblématiques du Parti Socialiste qui perdent le sens de l’action militante.

- Une volonté de retour aux idées pour éclaircir la position du Parti socialiste, ancrée à gauche mais dégager de concepts dépassés ou à reformuler.

- Une consultation des militants pour avancer ou non la date du congrès.

- Le favorisement du renouvellement à tous les niveaux :
o Bien accueillir les nouveaux adhérents, sans préjugés, quelque soit le prix de leur cotisation
o Former les adhérents au fonctionnement du Parti Socialiste
o Favoriser les implications associatives et politiques locales de nouvelles personnes et de jeunes pour créer une dynamique
o Appliquer le non cumul des mandats et la parité

- Accentuer les démarches participatives et ouvertes vers l’extérieur pour donner un contenu et une cohérence à la rénovation

Il est important de retrouver des démarches collectives et partagées. Une opposition constructive et active c'est l'assurance d'un pays en bonne forme idéologique et la preuve d'un dynamisme.
Une gestion spécifique et sereine des collectivités locales sera le meilleur exemple de la différence entre des politiques de gauche et des politiques de droite.

vendredi 22 juin 2007

Faire vivre le territoire

Quand vous découvrez Lannemezan pour la première fois, les montagnes paraissent encore loin. Lieu de passage et d'échange, le plateau de Lannemezan est pourtant le coeur de beaucoup d'espoir.

Comme beaucoup de territoires ruraux, le plateau de Lannemezan est délaissé. Pas trés médiatique, pas trés VIP. Les luttes sont anciennes, les antagonismes tétus. Les dernières élections ont montré une vraie volonté de participer à la vie politique pour les élections présidentielles et de nombreuses problématiques personnelles pour les législatives.

Une seule chose doit nous animer, être la porte vers la montagne et nos frères espagnols. Faire vivre le territoire et permettre de reconcilier la vallée et les estives. Se vivre comme un lieu de passage assumé et comme un lieu d'échanges collectives et novatrices.

Le départ est donné

Texte écrit le dimanche du 2eme tour des législatives :

Dans quelques heures la cartographie du parlement sera fixée. La composition du gouvernement sera adaptée en conséquence, les députés seront installés et les sénateurs ne bougeront pas.

Il sera alors temps de lancer les mutations que la grande synthèse a voulu éviter lors du dernier congrés. Les tentations de lancer une offensive solitaire seront nombreuses et garder l'unité ne sera pas une chose simple. La confrontation des positions est nécessaire et doit être menée de façon constructive.

La nature ayant horreur du vide l'extrême gauche se reconstuira. Quelle place pour le parti communiste ? Pour moi il y a des valeurs à conserver dans ce mouvement. Le parti socialiste ne devrait pas couper les ponts de ce coté politique. Il faut au contraire s'affirmer dans nos différences et nos points communs. Je trouve plus de points communs dans une vision de la société portée par les communistes, les verts, le parti radical et le parti socialiste que dans une pseudo-unité d'esprit avec le mouvement démocrate et le nouveau centre.

Nous devons continuer de refuser la facilité, être exigeants dans nos choix en acceptant le dépbat d'idées et la participation citoyenne. Les troupes adverses se mettent en place pour mener la bataille des municipales. Sur le plateau de Lannemezan, ce n'est pas le parti de l'esprit et de la reflexion que nous aurons à affronter. Mais nous devons tenir, accepter la critique constructive, expliquer nos choix et convaincre de la nécessité de travailler ensemble.

Les alliances doivent se faire sur le projet, autour d'un homme. Les conditions d'alliance devront se faire dans la transparence et devant la communauté. Il ne faut pas recommencer les erreurs du passé et mettre les opportunistes en face de leurs responsabilités.

lundi 11 juin 2007

Les résultats du test-match

Il n'a échappé à personne que les résultats des législatives de la circonscription de Lannemezan ont une double lecture. Les résultats généraux confirment un ancrage à gauche du secteur avec ses repères traditionnels.

Les résultats spécifiques de Lannemezan traduisent une opposition future. C'est bien l'enjeu des élections municipales qui s'est traduit. Pour la gauche, l'unité et la participation des habitants seront les clés de la réussite. Le projet existe et les oppositions politiques droite-gauche seront dépassées par cette démarche. Il faut qu'il soit bien compris.

L'ambition d'un homme et d'un groupe pour un territoire n'a rien d'effrayant, ces détracteurs sont animés de projets bien plus personnels et bien moins avouables. Au contraire c'est l'avenir dont nous avons la responsabilité et l'avenir à toujours demandé de l'audace.

vendredi 8 juin 2007

Rester à gauche, pour la suite

Dans le département des Hautes Pyrénées, trois candidats de poids se représentent aux suffrages : Pierre Forgues, Jean Glavany et Chantal Rodrigo.

Pour Lannemezan, les législatives sont l'occasion d'un laminage par le bas et d'un test match pour quelques potentiels futurs candidats aux municipales. Garder un député de gauche est l'occasion de conserver une unité entre le département et la région.

Pour la suite, les récentes campagnes ont montré que Lannemezan possède de vraies personnalités de gauche et de réels socialistes. Une dynamique est en train de naître et elle doit être poursuivie.

Votez à gauche est un acte républicain. Le Président de la République nous a promis de la sécurité et du controle. Votez à gauche c'est donc assurer son controle pour notre sécurité.

lundi 21 mai 2007

Premières analyses (2)

Le Nouvel Observateur propose une forme de débat participatif sur la refondation de la gauche. Une prise de position courageuse et intéressante.

Pour alimenter le débat : Les socialistes méritent ils des claques ?

C'est de la réflexion et de la confrontation que naît la lumière. L'union à tout prix n'est pas la solution. Un accord à vil prix finit par se payer très cher. Le temps des retrouvailles est peut être venu. Déjà entre Rénover Maintenant, le Nouveau Parti Socialiste et Désirs d'avenir.

Je vois déjà l'oeil de certains briller en pensant que je ne suis qu'un charognard qui n'attend même pas que la bête soit morte pour l'attaquer. J’entends déjà les critiques de ceux qui ont poussé au nivellement interne par le bas, pestant contre l'immaturité de tels propos.

Et bien soit, je me rends. Continuons et voyons jusqu'où l'ascenseur peut descendre. Supprimons une partie de l'histoire de France, nions 2002 et 2007. Tellement fort que cela n'existera peut être plus, comme l'on fait pour sortir d'un cauchemar. Eteignons la télévision et notre esprit pour ne pas voir que Nicolas Sarkozy a gagné, que la droite possède tout.

Si nous acceptons cet état de fait alors nous avons perdu le droit d'être de gauche.
Si le prix de la lutte est plus cher que nos ambitions personnelles alors nous n'avons plus le droit d'être de gauche.
Si nous préférons un confort consensuel et illusoire pour nous alors que trop de nos amis souffrent et s'apprête à souffrir alors nous n'avons plus le droit d'être de gauche.

Pour toutes ces raisons, je réclame l'action plutôt que la flagellation. Je demande le débat plutôt que l'acceptation. J'appelle à l'union plutôt qu'à l'émiettement. Et si je vise d’abord le NPS et DA, c’est parce que notre pensée est proche et nos valeurs semblables. Une fois rassemblés nous poursuivrons le débat avec tous les camarades, nous maintiendrons le lien avec le Parti Communiste et les Verts. Et notre seul but deviendra pour tout le pays évident, ne pas laisser l’individualisme portée par la droite détruire le fondement de notre pays et de notre République.

vendredi 18 mai 2007

Vous avez dit Social Démocrate (2)

Trouver sur Wikipédia ce résumé :
De manière générale, les sociaux-démocrates soutiennent :

* des mécanismes de régulation de la production privée afin de défendre les intérêts des employés, des consommateurs et des petites entreprises, par exemple via la protection de l'action syndicale, le salaire minimum, l'encadrement des conditions de travail ;
* une économie sociale de marché, organisation intermédiaire entre la libre concurrence et l'économie planifiée ;
* le commerce équitable plutôt que le libre-échange ;
* un État-providence qui protège la population des risques liés à la santé ou au travail ;
* un système public d'éducation, de santé, de garde d'enfants, etc., accessible à tous ;
* des niveaux de prélèvements élevés afin de financer ces dépenses publiques via un impôt progressif ;
* des lois sur la protection de l'environnJustifierement ;
* l'immigration et le multiculturalisme ;
* la laïcité ;
* une politique étrangère basée sur la promotion des valeurs démocratiques, la défense des droits de l'homme et la concertation.

A la lecture de ces axes, je me demande pourquoi aussi peu de socialistes adhère à cette idée. Le lien avec l'économie n'est pas mis en lumière car je pense que c'est là que se trouve les désaccords.

mardi 15 mai 2007

Le clown blanc est parti l'auguste arrive

Chirac et Mitterrand ont marqué l'image politique de toute une génération. Au départ des deux et avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy c'est bien une nouvelle donne qui arrive.

L'obligation de pertinence et de rigueur morale qui encadre le travail nécessaire à toute action politique sont les seuls objectifs à nous fixer.

Il y aura à gauche ce renouveau, l'avancée de valeurs et la proposition d'action. Cela demande du courage.

mercredi 9 mai 2007

Vous avez dit Social démocrate

Vous savez ce que c'est qu'un social démocrate. Parce que tout le monde en parle comme l'évolution inéluctable du Parti Socialiste. C'est comme cela tout le monde l'a fait alors les français n'auront pas le choix.

Par principe quand je n'ai que 2 choix, j'en prends un troisième. C'est souvent plus difficile, on peut copier sur personne et on est pas sûr d'avoir juste. Sauf que l'on est plus à l'école et que c'est le prix à payer pour une évolution profitable à tous.

Ce que j'ai compris de la sociale démocratie, c'est que ça ressemble vite à du social libéralisme. Là je sens que vous êtes plus à l'aise, moi aussi ça m'a fait cela au début. Le social libéralisme c'est du Bayrou passé au micro onde. Je fais tout comme la droite mais je suis à gauche. J'utilise les mots de la gauche mais je fais une politique de droite. Bref c'est rempli de beaucoup de résignation et on ne peut pas faire autrement mon pauvre monsieur, c'est la loi du marché.

Bon vous ne savez toujours pas ce que c'est la social démocratie, mais vous voyez mieux ce qu'est le social liberalisme. Et en plus vous croyez pas qu'il faudrait vous bouger un peu pour chercher. Je vais quand même pas faire tout le boulot. Et mes 35 heures alors ???

lundi 7 mai 2007

Le 7 mai 2007

Ah qu'il est doux le chant de la rancoeur et de l'amertume. Trouver un responsable quoiqu'il arrive, trouver une place, reprendre l'avantage.

La démocratie a parlé et il n'est pas besoin d'attendre l'écho pour comprendre le message. L'heure est de nouveau à la mobilisation pour le finish mais c'est déjà l'aprés qui est dans les têtes.

Au Parti Socialiste, l'aprés ne peut exister que par le renouveau. Sans condition, sans négociation, il faudra porter cette force au sein de la coalition pour revenir et gagner.