lundi 8 février 2010

La douce vie bourguignonne

Il y a des jours où vous vous demandez si les gens sont bien sérieux. Alors le maire de votre village de 140 habitants vous propose d'installer un poumon vert et là vous ne pouvez que constatez que tout cela n'est pas bien sérieux. Un poumon vert dans un village où après 4 enjambées vous êtes au milieu des champs ou des bois, voilà une curieuse idée. Bienvenue en Côte d'Or.

Mais comme toute proposition celle-ci n'était là que pour faire mieux accepter les deux autres. Les villes se battent pour leurs logements sociaux, ici on se bat pour sauver une salle communale, il n'y pas de petits combats. C'est que l'on ne va quand même pas payer des impôts pour garder une salle que l'on pourrait transformer en appartement. Ces maudits impôts qui nous empêchent de vivre sainement ne passeront pas par nous, il faut rentabiliser.

Pendant ce temps tout le monde à bien rigoler lorsqu'une citoyenne avisée et exerçant son droit critique nous a alerté sur la non conformité de l'eau. On avait des choses sérieuses à faire. Et puis l'eau est privatisée, c'est pas comme notre service public qui ne marche pas. Les vraies questions n'ont bien sûr pas été posées : Que voulait on pour notre village ? Comment créer plus de moments de rencontre pour échapper à cette société individualiste ? Quelle qualité de vie sociale voulait on trouver par ici ?

L'exercice de pseudo-écoute étant terminé. Le conseil votera sans vous et je peux déjà vous dire que vos impôts ne bougeront pas. Par contre l'information de la qualité de l'eau est vérifiable par tous et vous savez quoi ? Et bien je suis pas persuadé d'être plus en sécurité après la privatisation de l'eau.

samedi 6 février 2010

Nicolas SARKOZY à Davos

Petite lecture commentée du discours de Nicolas Sarkozy au Forum 2010 de Davos :


Cette crise, nous en sommes tous responsables. Et nous sommes tous responsables du monde que nous allons laisser à nos enfants. Merci monsieur le Président de reconnaitre que les 10 ans passés sous la coupe de l'UMP sont bien de votre responsabilité et que l'accroissement de la détresse sociale qui en découle est de votre faute et de celle de vos amis. Vous légitimez par ce discours nos actions de revendications et de contradictions, en refusant le monde que vous nous promettez.

Ne pas en tirer la conclusion qu’il nous faut changer serait tout simplement irresponsable. Il faut changer, c'est vous qui nous le demandez. Le changement va commencé par les élections régionales puis par l'élection de 2012. Nous devons en effet changer et surtout vous changer.

Cette crise n’est pas seulement une crise mondiale. Ce n’est pas une crise dans la mondialisation.

Cette crise est une crise de la mondialisation. C’est notre vision du monde qui, à un moment donné, a été défaillante. C’est elle qu’il nous faut corriger. Mais qu'avez vous changé ? Le discours sur l'identité nationale, les sois-disants dérapages de membres représentatifs de l'UMP, c'est cela la correction que vous apportez : la haine de l'autre, le mépris de la différence. Cette mondialisation que vous avez soutenue et qu'aujourd'hui vous dénoncez ne vous a pas fait changé votre vision du monde. Les chômeurs en fin de droit vont bientôt pouvoir le vérifier, nos hôpitaux, notre service public et notre système de répartition que vous détruisez jour après jour, sont autant de preuves de votre cynisme. Vous êtes encore en train de donner l'image caricaturale de ces français donneurs de leçons mais qui ne balayent pas devant leurs portes.

La mondialisation a d’abord été la mondialisation de l’épargne. Elle a engendré un monde où tout était donné au capital financier et presque rien au travail, où, l’entrepreneur passait après le spéculateur, où le rentier prenait le pas sur le travailleur, où les effets de levier, atteignant des proportions déraisonnables, engendraient un capitalisme dans lequel il était devenu normal de jouer avec l’argent des autres, de gagner facilement, rapidement, sans effort et trop souvent sans aucune création de richesses ou d’emplois. Vous voilà devenu adepte des conclusions de Pierre Laroutourou, alors que vos sbires ont continuellement tapé sur ces mêmes conclusions. Vous nous aviez promis un gouvernement réduit à plus petit nombre pour son efficacité, vous nous aviez prévenu que seuls des personnes ayant montré leurs compétences par des réussites électorales seraient au gouvernement. Il n'est pas difficile de voir que cela ne vaut pas pour la cour que vous avez constitué. Vous jouez avec notre argent, avec les résultats et les compétences que l'on sait autour de vous.

C’était tout notre système de mesure statistique aussi qui était biaisé. Dans les statistiques on voyait les revenus qui augmentaient. Dans la vie on voyait les inégalités qui se creusaient. Dans les statistiques, le niveau de vie s’élevait mais le nombre de ceux qui éprouvaient de plus en plus le sentiment de la dureté de la vie ne cessait de croître. C'est bien avec ces chiffres que vous avez justifié le bouclier fiscal, c'est bien avec ces chiffres que vous continuez à détruire le code du travail, c'est bien avec ces chiffres que vous nous expliquez que tout va bien ?

Nous ne changerons pas nos comportements si nous ne changeons pas nos mesures, nos représentations, nos critères. Cela n’est pas qu’une affaire d’experts. Cela nous concerne tous. Dommage que le ministère de la santé n'est pas eu de l'avance sur votre analyse, la vaccination des hommes pour la grippe, comme celle des bêtes pour la fièvre catarrhale est une décision d'experts. La décision de repousser l'âge de la retraite est une décision unilatérale à laquelle vous ne souhaitez pas nous associer. Cette décision est une affaire d'experts et vous allez nous montrer à quel point vous ne comptez pas évoluer sur vos mesures et vos critères. Alors que nous savons tous qu'à 55 ans on vous pousse à la faute pour prendre la porte, vous ne bougez pas sur vos représentations. Mais vous savez pouvoir compter sur les fonds d'investissement américains.

Que ce soit à l’O.I.T, au F.M.I, à la Banque Mondiale, à la F.A.O ou au G20, on discute au fond de la même chose sous des aspects différents : comment remettre l’économie au service de l’homme ? Quand allez vous en discuter lors de vos réunions de l'UMP ?

On ne peut pas gouverner le monde du XXIe siècle avec les règles et les principes du XXe siècle. Les diriger avec les principes et les règles du début du XIXème ne me parait pas la preuve d'une grande ouverture sur ce siècle nouveau. S'entourer après les élections régionales de personnes politiques de ce XXème siècle n'est il pas la preuve que vous ne comptez pas utilisez de nouvelles règles et de nouveaux principes.

Il y a des rémunérations qui ne seront plus supportées parce qu’elles sont sans rapports avec le mérite. Que celui qui crée des emplois et des richesses puisse gagner beaucoup d’argent n’a rien de choquant. Mais que celui qui contribue à détruire des emplois et des richesses en gagne lui aussi beaucoup est moralement insupportable. Nous ne manquerons pas de le rappeler à votre ami Proglio lorsqu'il procèdera aux licenciements à EDF et à l'augmentation de nos factures énergétiques. La main mise sur l'eau de Véolia dans le monde nous permet de savoir à qui nous avons à faire et quelles orientations vous validez.

Et comment espérer que l’on puisse avoir encore confiance dans la parole des États si les engagements pris ne sont pas tenus ? C'est une bonne question. Elle ferait presque rire dans votre bouche si cela n'était pas aussi dramatique.

Oui, dans le monde de demain il faudra de nouveau compter avec les citoyens, avec l’exigence de morale, l’exigence de responsabilité, l’exigence de dignité des citoyens. Partout la réflexion montre que les citoyens seront au rendez vous. Mais comme ce sera pour critiquer vos actions, pour défendre tout ce que vous vous appliquez à détruire, vous n'aurez pas cette superbe que nous vous connaissons à Davos. Ce que nous pourrons constater c'est que dans les rangs de ces citoyens, il n'y aura pas que les membres de cette gauche que vous haissez, il y aura beaucoup des vôtres qui ont bien compris que l'UMP ne défend plus les valeurs auxquelles ils croient encore mais que l'UMP et une machine qui ne repose que sur vous et vos amis. C'est aujourd'hui sa force, nul doute que ce sera demain sa faiblesse.

vendredi 29 janvier 2010

Rendez nous notre nationalité

Le décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports impose aux citoyens français, nés à l’étranger ou de parents étrangers, de faire « la preuve » de leur nationalité française (acte de naissance, livret de famille comportant les mentions de naturalisation ou certificat de nationalité française) lors du renouvellement de leurs papiers d’identité, sous le prétexte que l’administration française aurait pu faire une erreur lors d’une précédente délivrance.

samedi 23 janvier 2010

L'âge du Capitaine ?

La question des retraites est de nouveau sur le tapis. Les analyses sont diverses mais peu posent réellement les termes du débat. Les analystes de tout poil interviennent et font quelques fois des raccourcis dans un sens ou dans un autre qui ne facilitent pas la compréhension. On ne peut pas se permettre des raccourcis sur ce sujet, surtout lorsque vous êtes économiste et de gauche, car c'est de vous que l'on attend la meilleure pédagogie.

Cette question de retraite sera pour moi toujours lié à un souvenir. Le souvenir de ce grand homme, que tout le monde ne cesse de trouver formidable depuis le début d'année, qui a annoncé brillamment, du haut de son grand génie et de sa vision historique, qu'il ne traiterait pas le problème en 1999 alors qu'il avait commandé moult rapports mais qu'il attendrait 2002. Il y a beaucoup de choses favorables à retenir du mandat de Lionel Jospin et elles doivent être défendues mais les électeurs de gauche n'oublieront jamais l'inversion du calendrier des élections présidentielles et législatives (surtout quand vous avez une culture républicaine parlementaire), la non gestion du dossier des retraites et l'arrogance générale qui mena au résultat de 2002.

Je sais qu'il est interdit d'évoquer ce genre de choses en public et que ce n'est pas bien de taper là où cela fait mal. Mais combien parmi vous souhaite de nouveau reproduire le Congrès de Reims ?

Le problème des retraites est le problème du financement des retraites. Ce système doit il être par répartition ou non ? Demandez aux enseignants canadiens ce qu'ils pensent des fonds de pension qui ont disparu, avec leur argent, durant la crise. Il existe des libéraux pour défendre encore ce système. Il faut bien qu'il reste des imbéciles quelque part.

Le maintien de notre système de solidarité se pose pour les prochaines années, faute de ne pas avoir été géré hier. La défense de ce système et les propositions qui en découlent doivent donc être réalisées dans un contexte bien spécifique. La discussion et les débats avec les partenaires sociaux sont incontournables. L'exigence de la représentation de ces derniers l'est aussi et l'effort doit être fait pour permettre d'augmenter le nombre de travailleurs syndiqués.

Les deux derniers années nous ont clairement montré où été passé notre argent et de quelle façon il est possible de débloquer des sommes astronomiques pour maintenir un type de système. Il n'y aura pas de consensus national sur la question. Le Parti Socialiste se doit d'avoir une ligne claire, partagée et débattue en son sein et de tout mettre en oeuvre pour la défendre. Mais cela revient à refaire travailler nos méninges.

dimanche 17 janvier 2010

Journée nationale B2G

SAMEDI 30 JANVIER - De 10 h 00 à 17 h 00
« Espace Fraternité » – 12 rue de la gare, 93 Aubervilliers (métro)

Croissance ou Décroissance ?

1ère table ronde : Qu’est-ce qu’une écologie socialiste ?
2ème table ronde : Quelle action publique pour une nouvelle croissance ?

Pour prendre connaissance du programme complet : http://besoindegauche.fr/blog/2010/01/07/journee-nationale-de-besoin-de-gauche/

Inscriptions à retourner à journee.nationale@besoindegauche.fr accompagnées de votre nom, prénom, adresse et fédération.

Un couscous sera servi au repas de midi. Veuillez préciser si vous souhaitez y prendre part lors de votre inscription (participation 15 euros)

dimanche 10 janvier 2010

Un sommet ? Quel chemin ? - Le retour

Vous vous dîtes que je vais encore vous parler du sommet de Copenhague. Vous vous demandez sur quel dysfonctionnement interne de PS je vais encore taper. Et bien je vais vous décevoir : Je souhaite vous parler du sommet de décembre 2010 au Mexique.

Sur quoi nous sommes nous quittés en 2009 :
  1. - Limitation du réchauffement climatique à 2°C en 2050 (Je vous rappelle que jusqu'ici les prévisions les plus fortes se sont toujours vérifiées et que nous sommes sur une fourchette de 2 à 5 °C. Donc viser 2°C c'est non seulement ridicule mais cela revient à accepter d'aller à 5°C)
  2. -Pas d'objectifs chiffrés de la réduction des émissions de gazs à effet de serre (Voilà qui renforce mon idée de 5°C en 2050. C'est amusant de voir des fanatiques de l'objectif quantitatif pour les services publics, oublier de s'en donner. Cette fois pourtant c'était adapté, d'habitude on évalué la qualité avec du quantitatif, là ils n'ont pas osé)
  3. 100 Milliards de $ par an en 2020 aux Pays en développement (Vous comprendrez que l'on commence par soi avant de donner aux autres. C'est évident que ces pays ne vont pas se développer d'ici 2020 donc il n'y a pas d'urgence)
  4. Pas de création d'Organisation Mondiale de l'Environnement (Pourquoi pas une Organisation mondiale de taxation des bénéfices boursiers)
  5. Cette grande réussite de nos dirigeants actuels, Nicolas Sarkozy en tête, tient dans la transformation de tout cela en déclaration. (Je vous rappelle la devise du créateur de l'UMP : "Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent !")
Il ne peut y avoir d'autres positions aujourd'hui que d'engager une politique alternative comprenant une capacité à :
  • Modifier rapidement les modalités de production des principaux générateurs de gazs à effet de serre
  • Fixer des objectifs de réduction de ces gazs
  • Accompagner des projets de co-développement ayant pour finalité l'accès à l'eau, l'alimentation et la production d'énergie dès 2010
  • Créer une dynamique de réflexion avec l'ensemble des forces alternatives mondiales
  • Accompagner toutes les initiatives de production d'orientations claires avant décembre 2010

samedi 9 janvier 2010

Journée Nationale Besoin de Gauche : "Croissance ou décroissance"

Je vous informe de la Journée nationale de « Besoin de gauche » :

le 30 janvier 2010 à l'Espace Fraternité
12, rue de la Gare à Aubervilliers

Cette journée ouverte à tous aura pour thème : "Croissance ou décroissance ?"

Les textes adoptés à l’issue des débats de cette rencontre constitueront la principale contribution collective apportée par Besoin de Gauche à la convention nationale du Parti socialiste sur le nouveau modèle de développement économique, social et écologique, prévue le 29 mai 2010.

Deux tables rondes seront organisées. La première s’attaquera à la question suivante : « Qu’est-ce qu’une écologie socialiste ? », et la seconde portera sur « Quelles actions publiques pour une nouvelle croissance ? »

Le déroulé de la journée sera le suivant :
10h15 : accueil des participants par Jacques Salvator, Maire d’Aubervilliers.
10h30-13h : première table ronde
13h-14h30 : Buffet sur place
14h30-16h30 : deuxième table ronde
16h30-17h15 : Discours de conclusion de Pierre Moscovici.

jeudi 31 décembre 2009

Un sommet mais toujours pas de chemin...

Le choix de prendre position avant que les choses n'arrivent, avant que les événements ne se produisent est une habitude de ma démarche. Je sais que cette idée paraît naturelle à tout nos contemporains mais ne va pas de soi pour la plupart des membres en charge de la gestion internes et autres élus des différents partis en exercice. On ne peut pas se partager le gâteau et prendre des risques ! Ce calcul à court terme, je continue en 2010 à le dénoncer de façon systématique.

La prise de position est un risque, une occasion d'affronter ses idées au monde et de se voir désavouer ou encenser à tort ou à raison. J'ai pu constater combien il est confortable pour quelques uns de se positionner systématiquement du coté de la pensée dominante et combien les mêmes qui appellent à se déterminer peuvent apporter leur soutien à ces mêmes décideurs insipides et sans saveurs.

Les militants ont les dirigeants qu'ils méritent puisqu'ils les désignent. C'est la même chose pour les pays. En désignant des dirigeants aussi peu convaincus de la nécessité d'une Europe forte et cohérente nous ne pouvons nous attendre à des décisions d'envergure par ces mêmes hommes qui en manquent cruellement.

C'est pour cette raison que j'aurais aimé être désavoué par les décisions de Copenhague. Car une prise de décision ambitieuse nous aurait montré que l'Amérique n'est pas dépendante des fonds chinois qui ont renfloué son économie, que l'Europe est une réalité politique prenant un second souffle dans son ambition et que les pays autrefois du Tiers Monde, aujourd'hui en développement, mais toujours dans la merde, avaient un espoir à offrir à leur population en tissant de nouvelles relations avec leurs anciens colonisateurs.

Pour résumer, un désaveu de mon analyse sur le sommet de Copenhague m'aurait convaincu que nous étions rentrés dans le XXIème siècle. Mais le Xxème siècle lui non plus ne se voit pas vieillir, il croit qu'il existe encore. Il continue à nous brider pour ne pas donner la place à son successeur. Mais celui-ci attend car il sait que les 2 prochaines années lui donneront les moyens de s'exprimer. Il nous reste à choisir la façon dont se fera cette arrivée.

lundi 7 décembre 2009

Un sommet ? Et quel chemin ?

Le sommet de Copenhague ne changera pas notre monde. Cet espoir qui fait les gros titres de l'ensemble de la presse mondiale est vain. Quelque soit les interprétations nationales et partisanes pour montrer la valeur de leur champion, ce sommet n'est pas le début, dans le meilleur des cas il serait une fin mais il ne sera même pas cela.

Le modèle néo-libéral s'effondre, dans sa chute il n'a pas entrainé la fin de l'idéologie qui le porte. La succession de bulles financières continuera et pour certains les enjeux durables ne sont que spéculations supplémentaires. La fluctuation des prix des céréales est la traduction de ces spéculations et n'est que le sommet de l'iceberg. L'achat de terres cultivables, la main basse sur l"eau par des sociétés privées et des banques.

Le sommet de Copenhague ne mettra pas fin à cette spirale sans fin du modèle néo-libéralisme. La mise en place d'une taxe verte sur les transactions financières ne verra pas le jour à Copenhague. Ce sommet n'a pas de visée sur le prochain millénaire, il n'a même pas l'ambition de voir l'humanité survivre à ce siècle. C'est pour cette raison que je suis aujourd'hui convaincu que les trente millions de chômeurs européens de 2015 n'ont rien à attendre du sommet Copenhague.

Mais nous devons nous rappeler que nous avons une responsabilité envers ces travailleurs. Ils ne l'oublieront pas. La croissance verte, l'égalité hommes-femmes n'ont pas de place dans le système actuel. Ce n'est pas une simple adaptation du système qui est nécessaire. C'est bien plus que cela.