vendredi 12 juin 2009

La leçon n'est jamais apprise

Les résultats du Parti Socialiste aux Européennes n’ont pas étonné les militants. Suffiront ils à faire bouger les lignes du mode de gouvernance du Parti, la réponse nous sera livrée en janvier 2010.

La critique est une chose aisée et peut être constructive, dans le contexte actuel elle ne serait que stérile. L’analyse de la situation nous demande de prendre un peu de distance et de recul. Quels sont les dysfonctionnements apparus durant la campagne des européennes qui serait à ce point singuliers ? Avons nous appris une chose nouvelle sur le Parti Socialiste durant cette expérience ? Quelles sont les attentes des militants et des sympathisants depuis ces 10 dernières années ?

Le travail d’analyse des résultats dans les sections doit se conduire au travers de ces trois questions. Les militants doivent pouvoir débattre de ces questions et les responsables locaux doivent permettre ce débat. Il sera présenté ici des réflexions sur ces trois questions que vous pourrez reprendre dans les réunions que se doivent d’organiser rapidement les secrétaires de section. Priver les militants de parole dans un contexte aussi fort revient à considérer que les changements ne concernent que la direction et pas le local. Cette position serait non seulement stupide, elle serait la preuve que la mesure de l’enjeu n’est pas pris. Avant la fin juin, il serait incompréhensible que toutes les sections n’est pas eu ce débat.

lundi 8 juin 2009

Relever le défi

Le temps n'est plus aux commentaires et aux stratégies d'un autre siècle. Il est temps de proposer des chantiers concrets et rassembleurs :

En cliquant sur la bannière rejoignez l'appel à un chantier ambitieux et militant sur l'emploi avec une nouvelle méthode :


jeudi 4 juin 2009

Les lendemains de vérité

Tout ce que vous avez voulu savoir sur les sondages ! Lundi François Bayrou nous dira tout sur la vérité de ces forces obscures qui nous entourent. Je l'ai écouté ce matin à France Inter et je ne suis pas plus avancé : Quel est le projet du Modem ? Quelles modalités de travail de ce grand gouvernement du ni droite, ni gauche ? Le grand patron de la droi-che et de la gau-te est arrivé au bout de l'illusion.

Mais comme je suis socialiste est militant, ce commentaire n'est pas une moquerie. Lundi sera l'heure des bilans. La campagne du Parti Socialiste a été bien menée dans les conditions actuelles du Parti. Je n'ai pas pu organisé les actions locales que je souhaitais mettre pour des questions de priorités professionnelles, mais la porte reste ouverte et la réunion se fera. C'est tout un projet que nous avons à reconstruire. Alors quelque soit les résultats ne minimisons pas le travail en cas de victoire et ne cherchons pas de bouc-émissaires en cas de résultats insuffisants.

Les questions devront être posées autour de l'abstention, des résultats des autres listes pour préparer l'avenir. Ceux qui sauront restés dignes et objectifs devront être entendus.

L'enjeu européen est important, dimanche il faut voter ! Ne laissez personne décider pour vous !

vendredi 29 mai 2009

La danse du ventre

Le discours de Nicolas Sarkozy sur la sécurité a été très disséqué. Une fois de plus les paroles nous ont fait oublié les engagements précédents. Ce n'est pas de sa faute si le précédent ministre de l'intérieur était un incapable. Il ne peut pas être partout. Mais le Président de la République nous le dit : Il va mettre de l'ordre et rappeler des adultes dans les établissements scolaires. Pas des fonctionnaires pédagogues ou formés pour éduquer des adolescents, non ceux là ont été remercié. Des vrais adultes, des anciens policiers, des gens compétents en matière d'éducation. C'est vrai que l'inspecteur Harry est un modèle d'éducation.

Alors les grands cris sont poussés par certains : Combien de temps les gens vont ils supporter cela ? Ne se rendent ils pas compte ? Et bien oui, ils se rendent compte. Ils se rendent compte que l'alternative proposée n'est pas construite, pas solide. Ils connaissent les pédigrées de tous nos représentants de gauche en général et socialiste en particulier. Alors vous pouvez bien rester dans l'ombre autant de temps que vous voudrez, ce n'est pas en attendant l'échec des listes socialistes aux européennes que l'on rénove une pensée socialiste forte.

Je demande à tous ceux qui ont décidé de ne pas se déplacer pour voter dimanche prochain, de bien réfléchir à la portée de leurs actes. Nous sommes quelques uns à avoir entendu et à défendre une réelle prise en compte de vos attentes avec de vrais chantiers pour la reconstruction d'une voie de progrès pour notre société. Mais nous avons besoin d'un soutien, nous avons besoin de vous retrouver, de vous entendre et de vous accueillir. C'est avec vous que nous souhaitons mener ce combat.

samedi 23 mai 2009

Perséverer, encore et encore

La question de la modernité au sein du Parti Socialiste n'est pas une nouveauté. Un certain Laurent Fabius s'était même lancé dans cette voie dès le Congrès de Rennes en ...1990. La guerre de succession de François Mitterant n'est toujours pas terminée. Cette quête n'a pourtant plus de sens pour nos concitoyens qui attendent de notre Parti une réelle alternative, construite, cohérente et réaliste.

Nous n'avons pas d'autres choix que d'animer une démarche de coopération entre les militants pour préparer cette réponse collective moderne et adaptée aux enjeux du XXIème siècle. Cette démarche doit s'employer à valoriser toutes les énergies et certains devront accepter que l'expérience n'est que la lanterne qui éclaire le chemin parcouru. Il est important de savoir d'où l'on vient mais il est encore plus de se remettre en chemin pour atteindre le but fixé.

Il s'agit bien de repositionner la pensée socialiste dans une démarche internationaliste de façon à inscrire l'action locale dans une ambition internationale. Ceux qui sont tentés de casser ce lien au profit d'intérêts à court terme et purement électoral font un calcul qui contribue à dévaluer la pensée socialiste et affaiblit toute ambition de progrès pour l'humanité.

jeudi 21 mai 2009

L'Europe résolument

Message de Jean Paul PLANCHOU* pour "Besoin de Gauche" :

Le scrutin des Européennes aura lieu dans 3 semaines. La campagne entre tout juste dans sa phase de cristallisation. D’ailleurs, les sondages commencent à se succéder et tous convergent. Que disent-ils ?
Une droite historiquement faible : 27 à 29% pour l’UMP et très peu de réserves ; une gauche, au total, à un niveau élevé mais dont l’électorat est dispersé, et le P.S, comme le souligne la direction nationale, dans sa moyenne mais en passant sous silence les deux derniers résultats de 1999 et de 2004 qui plaçaient notre parti nettement en tête. Ainsi, est-il évident, que malgré les caractéristiques de cette élection, nous ne captons pas suffisamment l’électorat de gauche au profit principalement des Verts et du Modem.

Le tour nouveau que la Première secrétaire veut à présent imprimer à notre campagne, est-il à même de mobiliser une partie de l’électorat indécis ? Il faut le souhaiter : en tout cas, plus la participation sera élevée et plus notre score en bénéficiera. Car cette campagne, jusqu’alors, a été engagée à l’envers. Le vote sanction à l’égard de Nicolas Sarkozy – terrain sur lequel les socialistes rencontrent des concurrents pour le moins aussi crédibles à gauche et au centre - ne pouvait être qu’une arme électorale à manier dans les dernières longueurs. On aurait dû se rendre compte, en effet, que les électeurs susceptibles d’aller aux urnes sont des citoyens concernés, et plutôt favorablement, par le devenir de l’Europe.

Aussi eût-il fallu d’emblée mieux faire ressortir les lignes de clivage par rapport à la droite : notre vision d’une Europe intégrée que la présidence de Nicolas Sarkozy a justement affaiblie, notre ambition d’une Europe politique, nos objectifs économiques et sociaux majeurs tels qu’affichés par le Manifeste commun du P.S.E., bref une Europe forte et démocratique d’ailleurs consubstantielle - comprenons- le bien - de l’avenir de la social-démocratie. Elle mérite à coup sûr, cette Europe, une campagne courageuse et même flamboyante. 3 semaines, encore, pour réussir sinon nous regretterons que les socialistes, comme nous le préconisions dans notre contribution, n’aient pas voulu mener le débat de clarification qui s’imposait entre nous depuis 2005.

* Conseilller Régional de Paris, Président du Groupe socialiste

mardi 19 mai 2009

Dépasser les personnes

Le travail mené par la direction du Parti Socialiste depuis le Congrès de Reims porte une volonté de reprendre le sens de l'action. Il reste encore beaucoup de points de vigilance mais c'est une voie qui a le mérite de nous permettre d'évaluer les manques de notre Parti en terme de réflexion et d'organisation. J'ai souligné régulièrement dans ce blog la responsabilité du militant à accepter, ou non, les orientations proposées et l'importance de garder en notre sein une discussion, un contact.

Il est en effet curieux de voir que les mouvements de pensée qui pourraient se compléter ou facilement coopérer sont incapables d'échanger. Le blocage n'est donc pas idéologique mais lié aux personnes. Je ne sais pas si il faut avoir fait l'ENA pour comprendre que cela ne mène à rien et se retrouve bien éloigné de notre ambition socialiste mais à l'école des militants c'est une réalité que personne n'ignore.

Ces divisions sont encore plus fortes et plus dramatiques lorsqu'elles ont lieu au niveau local. Les mairies, conseils généraux et conseils régionaux piloté par des équipes de gauches et des président(e)s socialistes ne doivent pas pouvoir se replier sur leurs territoires comme les petits vassaux d'une noblesse imitée. Ils doivent être au contraire les laboratoires d'application des stratégies et de la pensée socialiste.

Cette interrogation de nos pratiques doit être menée par le Parti Socialiste si l'on ne veut pas que d'autres réalisent ce travail et en tire des conclusions qui amènent encore plus de doutes dans les têtes de nos concitoyens. Il existe aujourd'hui une voie compliquée et fragile à emprunter. C'est la voie de la coopération et de la coproduction. Elle n'est pas la plus claire pour les ambitieux animés par des plans de carrière et autres passionnés de stratégie personnelle stérile. Elle est la voie qui maintiendra la flamme allumée.

lundi 18 mai 2009

Protéger les consommateurs

L'objectif du Parti Socialiste Européen :

La protection des consommateurs est un des piliers du marché intérieur. La libre circulation des produits et des services en Europe doit reposer sur un haut niveau de protection des consommateurs européens. Cela touche à tous les aspects de la vie quotidienne des européens : téléphonie, gaz, électricité, crédit à la consommation, produits alimentaires etc.

Qu'avons-nous obtenus?

1 TRANSPARENCE ET INFORMATION ACCRUES : DES CONSOMMATEURS MIEUX ARMES

- Plus de transparence dans l'information donnée gratuitement aux consommateurs : informations permettant une comparaison des prix, factures détaillées, dispositifs permettant d'éviter des surfacturations...
- Création de guichets uniques d'information pour les consommateurs, pour simplifier leurs démarches
- Soutien actif à l'adoption d'une charte européenne des consommateurs dans le domaine de l'énergie et des télécommunications
- Renforcement du budget consacré à la protection des consommateurs et aux organisations de consommateurs

2 UNE MEILLEURE PROTECTION FACE AUX PRATIQUES COMMERCIALES CONTRAIGNANTES OU ABUSIVES

- Les consommateurs verront leurs droits accrus face aux clauses contractuelles abusives
- Des délais de rétractation après signature des contrats ont été rallongés
- Dans le secteur de la téléphonie mobile comme dans celui de l'énergie, nous avons obtenu la possibilité de changer d'opérateur dans des délais courts et sans frais
- Sous la pression des socialistes, le processus menant à des mécanismes de recours collectif est enfin lancé. Ils devraient permettre aux consommateurs de se grouper pour peser face aux grandes entreprises La Commission vient ainsi de démarrer une consultation sur le sujet en vue d'une proposition législative lors de la prochaine mandature.

3 UNE REGULATION DU MARCHE EN FAVEUR DU POUIVOIR D'ACHAT DES EUROPEENS.

- Notre combat en faveur de la Régulation des prix a permis une baisse des tarifs, par exemple dans le secteur de la téléphonie mobile, où les surcoûts imposés par les opérateurs pour les appels passés à l'étranger ont été réduits jusqu'à 50% de 2007 à 2009.
- Nous avons obtenu des mesures de protection des consommateurs vulnérables (enfants, seniors, handicapés, personnes économiquement fragiles), notamment dans le secteur de l'électricité et du gaz.

4 UN MEILLEUR NIVEAU DE QUALITE ET DE SECURITE DES PRODUITS.

- Grâce à un étiquetage des produits garantissant la traçabilité et la nature des produits alimentaires
- Grâce à un renforcement progressif (mais encore inachevé) du marquage CE

Ce qu'a fait la droite:
- Elle s'est opposée au renforcement de l'information pour les consommateurs dans les contrats, estimant que c'était une surcharge financière pour les entreprises
- Elle s'est toujours opposé à la création d'un mécanisme de recours collectif au niveau européen
- Elle a toujours considéré la protection des consommateurs comme un obstacle à la libre circulation des services et des marchandises (cf. débat sur la directive services)
- Elle s'est opposée à tout renforcement de la marque CE, privilégiant les économies pour les entreprises au détriment de la qualité des produits


Nos propositions :

Nous proposons de renforcer les droits individuels et collectifs des consommateurs et de faire respecter ces droits dans l'Union européenne. Cela implique:

- La création d'un dispositif européen de recours collectif

- L'adoption d'une charte européenne des consommateurs résumant dans un format claire et compréhensible les droits existants au niveau européen

- Le développement du réseau des centres d'information et d'aide aux consommateurs permettant d'aider ces derniers dans leurs démarches

- La prise en compte dans la protection des consommateurs dans l'ensemble des législations européennes.

dimanche 17 mai 2009

La Défense de l'hopital public

Le Parti socialiste dénonce le vide de la loi HPST qui , au-delà de son volet hôpital, ne répond pas aux défis de santé publique, des déserts médicaux, de l’égalité d’accès aux soins (en raison des dépassements d’honoraires, notamment), et de l’organisation territoriale du système de soins.

Il appelle à la réunion d’un groupe de travail, auquel il est prêt à participer, pour élaborer une politique hospitalière volontariste et ambitieuse . Les propositions de la commission Marescaux doivent être débattues. L’ensemble des missions hospitalières (soins, enseignement, recherche) et l’ensemble des hôpitaux (hôpitaux psychiatriques, locaux et généraux et pas seulement les CHU) doivent être pris en compte.

Il manifeste avec solennité qu’il refusera des budgets d’austérité qui compromettent la qualité des soins , notamment à travers les réductions d’effectifs.

Il demande l’abandon définitif des contraintes financières inéquitables imposées par la convergence tarifaire entre le secteur public et le secteur privé.

Il demande une évaluation indépendante de l’application de la tarification à l’acte.