lundi 12 janvier 2009

L'innovation au service du Progrès social

L'innovation en politique consisterait à fournir une ou des actions concrètes qui amélioreraient de façon objective les échanges et les débats pour permettre à chaque citoyen de construire sa réflexion et devenir acteur de ses choix.

De ce point de vue, l'organisation de Désirs d'Avenir et sa plateforme de réflexion est un bel exemple de cette capacité d'innovation. Les forums, les interventions, les synthèses ont permis et continuent de permettre la production d'un corpus idéologique. La question n'est pas de juger la pertinence de ce corpus mais de saluer son existence.

La modification de l'utilisation des blogs montrent aussi une évolution de l'application. Il ne s'agit plus de présenter une fois par mois, ou à chaque échéance électorale une pseudo-façade moderne, il faut désormais alimenter de façon régulière les contenus. Les résultats sont inégaux selon la qualité de la réflexion, le nombre de personnes impliquées mais il faut reconnaitre que le débat est souvent de meilleur qualité sur les blogs que dans nos réunions institutionnelles.

La nouvelle innovation que nous avons à mettre en place tient dans l'aller-retour entre les travaux de ces différentes expériences numériques et les citoyens réels. C'est le maintien du débat contradictoire qui permet d'avancer dans nos réflexions. Un débat entre des idées différentes mais aussi entre le virtuel et le réel.

C'est bien d'innovation qu'il s'agit, de l'adaptation constante d'une réflexion et d'une action au monde qui nous entoure. Dans ce sens les mouvements associatifs, les rencontres, le travail de terrain ont toutes leur légitimité à la condition de ne pas les opposer à d'autres modes de rencontres et d'échanges. Cette réalité est complètement intégrée par la génération internet qui ne demande qu'à s'impliquer et à proposer.

mercredi 7 janvier 2009

Message de Pierre Forgues sur le Travail du dimanche

Madame, Monsieur,

Vous m'avez fait part de votre opposition au travail du dimanche et je vous en remercie.

Tout comme vous, j'estime que « le repos dominical, au-delà du temps de repos, juste et nécessaire, est un élément fondamental de la vie familiale, sportive, culturelle, associative, spirituelle. Il permet également de préserver les marchés traditionnels et le commerce de proximité qui seront écrasés par l'ouverture des grandes surfaces le dimanche ».

La proposition de loi du député UMP Richard Mallié, qui a reçu le soutien de Nicolas Sarkozy et du gouvernement, et qui autorise le travail du dimanche dans certaines zones commerciales et sous certaines conditions, devait être examinée par l'Assemblée nationale en décembre. Le texte était loin de faire l’unanimité même au sein de la majorité et après un débat houleux de seulement 2 heures qui s'est déroulé le 17 décembre à l’Assemblée nationale, son examen a été reporté en janvier.

Nous apprenons aujourd'hui que les discussions qui devaient reprendre le 15 janvier sont reportées sine die. Elles n’apparaissent plus à l’ordre du jour de l’Assemblée, fixé par le gouvernement jusqu’au 25 janvier. Le texte ne devrait donc pas être examiné avant fin janvier.

Ce recul gouvernemental n'est probablement et malheureusement que provisoire : nous nous devons de rester vigilants et mobilisés. Lorsque ce texte reviendra en discussion à l'assemblée, le Groupe Socialiste auquel j'appartiens, mènera la bataille contre ce choix de société très néfaste pour son organisation sociale et humaine, avec toutes les armes dont il dispose et notamment le dépôt d'amendements et la participation active aux débats.

Néanmoins, compte tenu des majorités au parlement, il est à craindre que les amendements qui pourraient être déposés par le Groupe Socialiste ne trouvent pas une issue favorable et que ce projet de loi soit voté.

Cependant, j'espère que les débats qui auront lieu pourront convaincre définitivement les députés de la majorité encore réticents à ne pas suivre la discipline de leur groupe.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l'expression des mes sentiments dévoués.

Pierre Forgues
Député des Hautes Pyrénées

Vous aussi signez la pétition contre le projet de loi sur le site :

vendredi 2 janvier 2009

Petit conte pour baron de campagne

Il était une fois un petit oisillon fraichement sorti de l'oeuf. Il regarda autour de lui et ne vit personne, sa mère était partie chercher un ver de terre ou quelques graines pour ses petits. Alors comme toute progéniture il se mit à crier et à pialler aussi fort qu'il pu.

De plus en plus impatient de ne pas voir ses désirs matériels remplis, il se mit à crier de plus en plus et à sauter dans tous les sens. Ce qui devait arriver, arriva : Il tomba du nid. Loin du cocon douillet de plumes et de mousse fabriquée par sa maman il ne tarda pas à se retrouver transi de froid.

Dans le champ, une vache, intriguée par ses cris et tout ce bruit, s'approcha de lui. Ne sachant pas quoi faire pour l'aider, elle réfléchit, se tourna et lui lâcha la plus belle et la plus grosse de ses bouses. L'oiseau ainsi au chaud ne pourrait pas mourir et la mère oiseau pourrait le nourrir. Sûre de sa bonne action, la vache repartie. Le petit oiseau gouta aux joies de cette chaleur bien agréable jusqu'à ce que l'odeur de la bouse lui envahisse les narines. Il ne pouvait pas rester dans quelque chose qui sente aussi mauvais, aussi se remit-il à crier et à piailler de plus belle.

Un renard qui observait la scènes depuis l'éclosion de l'oeuf finit par s'approcher de ce petit oiseau bien coléreux. Il le prit dans ses pattes de la façon la plus délicate, le nettoya et le garda au chaud. Alors le petit oiseau, tout heureux, se laissa faire et attendit la suite. Il n'eut pas longtemps à attendre car le renard le lança en l'air et ne fit qu'une bouchée de lui.

Moralité :
Si vous voulez parvenir à quelque chose dans la vie, commencez par essayer la patience mais si rien ne se passe n'oubliez jamais que ceux qui vous mettent dans la merde le faisait peut être en pensant faire bien et que ceux qui vous en sortent ne le font pas toujours dans votre intérêt.

Puis il y eu 2009

Je tiens à nous souhaiter une bonne année 2009, pleine de rêves, d'imagination, de poésie et d'engagement. Ce "nous" englobe tous les hommes et les femmes qui pensent que nous pouvons, de façon collective, contribuer à l'amélioration de nos conditions et refuser que les inégalités soient un fait établi.

Alors bien sûr cela ne se fera pas en 5 minutes, et même l'année 2009 ne nous suffira pas. Il se pourrait d'ailleurs que ce chantier ne soit jamais fini, mais est ce une raison pour ne pas le commencer ?
Certains pensent qu'aller hurler avec les loups est la solution, le raisonnement de base étant que le fait qu'il n'existe pas d'autres voies nous obligent à suivre celles déjà utilisées. Je suis de plus en plus convaincu qu'il nous faut explorer d'autres voies, peut être même les créer.

Mais aucune création ne se fait sans tenir compte des acquis et des expériences des autres. Alors je vous livre cette petite citation qui fait le tour d'internet depuis quelques semaines :

I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the American people ever allow private banks to control the issue of their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around the banks will deprive the people of all property until their children wake-up homeless on the continent their fathers conquered.

Thomas Jefferson (Letter to the Secretary of the Treasury Albert Gallatin, 1802)

Traduction française:

“Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis”

Thomas Jefferson (1802)

mardi 30 décembre 2008

Changement de règles

Je pensais vous retrouver 2009 pour les voeux et nos résolutions nécessaires pour cette année qui semblait importante. Comme nous tous le changement radical de la position de l'Etat d'Israël face au Hamas m'a laissé un goût amer. Interdiction d'accès au secteur pour les journalistes, annonce de présence d'armes sans aucune justification. Appel des deux cotés à l'escalade dont nous connaissons la suite. Le conflit Israelo-palestinien n'a jamais été un conflit local. Voilà de nouveau les populations de ce territoire prises en otage d'une situation qui n'en finit pas de pourrir et de ne pas être gérée par les instances internationales.

Alors nous attendons, mais pas besoin de grands stratéges géopolitiques pour savoir qu'une action terrestre ne sera pas un détail de l'histoire. Cette situation qui mèle dans les commentaires Hamas et Palestine, Israël et Judaïsme, Chiites et terroristes et qui nous rend la situation bien complexe à comprendre. Elle est d'ailleurs bien complexe et la voilà une nouvelle fois prise en otage par des enjeux éloignés de la situation. Tous les amalgames seront faits et il faudra pour autant un jour que la paix règne dans cet espace du monde pour qu'elle règne dans le monde.

Plus que jamais 2009 sera l'année de l'engagement. Plus que jamais cet engagement sera complexe et source de doutes et de craintes. Plus que jamais le débat entre nous devra être constructif pour combattre l'obscurantisme de tout poil.

vendredi 19 décembre 2008

Bilan annuel avant les fêtes

A l'approche des fins d'année il est de coutume de faire les bilans. Alors je vous propose de regarder quelques résultats du site avant de commencer l'année prochaine :

Un site européen avant tout :
1. 1 917



2. 66



3. 36



4. 36



5. 21



6. 7



7. 5



8. 4



9. 3



10. 3

Si il est vrai que le succès polonais est en grandement partie de la responsabilité de Pierre, je suis content de voir que nos amis européens viennent sur le site. Un site qui se veut international même si je n'ai pas eu le temps de continuer les traductions en espagnol. Une pensée toute particulière aux amis marocains.

Le Sud ouest mais pas seulement :
1. 691



2. 403



3. 143



4. 82



5. 50



6. 38



7. 36



8. 32



9. 29



10. 23

Les paramétrages de suivi pourraient surement me permettre de savoir plus précisément les lieux de connexions. Mais je laisse ce genre de détail à nos amis du ministère de l'intérieur. Le fichier Edvidge n'aura donc pas d'éléments précis sur ce site. Les lieux me font penser que les amis continuent à me suivre à la trace de mes péripéties bourguignonnes à mes origines périgourdines.

Peu nombreux mais fidèles :

1.
Visiteurs réguliers :
1 350 63,77 %
2. Visiteurs nouveaux: 767 36,23 %

La grande majorité d'entre vous passe régulièrement voir les nouvelles du blog. Pour être réaliste 2000 connexions par an c'est peu mais cette régularité me laisse à penser que le contenu vous convient. Parmi les réguliers je continue à vous inviter à participer à la construction de ce site, surtout ceux qui feront bientôt partie du pôle emploi et ceux qui ne sont pas militants du Parti Socialiste. Ce blog est ouvert, avec l'objectif assumé de provoquer le débat pour mieux vivre ensemble.

Ce site va être en demi sommeil durant la fin du mois de décembre. Mais les derniers articles que je vous ai laissé vous éclaire sur la suite. Je reste loyal envers ceux qui m'ont fait confiance jusqu'à aujourd'hui mais je prend un peu de liberté dans mes rencontres et dans mes choix futurs. C'est de toute façon en adéquation avec ma personnalité.

Je vous souhaite de passer de bonnes fêtes.

Adishat,

jeudi 18 décembre 2008

Message de Pierre Moscovici aux membres de Besoin de Gauche

Chères amies, Chers amis,

En cette fin d'année et à la veille des fêtes, je veux faire avec vous le bilan de la période écoulée et faire quelques propositions.

Avec la mise en place du Secrétariat et du Bureau national, le débat de notre Congrès s'est, enfin, achevé. Ce fut, convenons en, un triste épisode, un Congrès raté de bout en bout. Le vote sur des motions hétéroclites et artificielles a été fragmenté, aucune majorité ne s'est affirmée à Reims, où les querelles de personnes ont prévalu. L'élection de la Première secrétaire a été disputée à l'extrême et contestée, puis arrêtée par le Conseil national. La Direction formée par Martine Aubry s'est installée sur une base un peu étroite, sans rassembler suffisamment les socialistes, sur le fondement d'un texte acceptable, mais sans grande perspective, elle coalise des forces hétérogènes, elle devra définir son rapport au réformisme et à l'Europe, elle aura à lever certaines ambiguïtés.

Où se situe, dans ce contexte, « Besoin de gauche » ? Je ne reviens pas sur le passé. Le choix de présenter notre propre motion au Congrès de Reims eût sans doute été pertinent et nous aurait permis une identification plus forte. Une autre option, privilégiant notre rassemblement, a été retenue : n'en ayons aucun regret, mais tirons en la leçon qui s'impose, la nécessité de mieux nous armer, d'avoir davantage confiance en nous à l'avenir. Quoi qu'il en soit, « Besoin de gauche » existe et pèse : notre groupe compte une trentaine de membres dans les instances nationales du Parti, plusieurs Premiers secrétaires fédéraux, 5 membres du Bureau national, 2 Secrétaires nationales, il est soutenu par de nombreux élus, locaux et nationaux, nous sommes présents dans l'essentiel des fédérations. C'est un premier acquis solide.

Pour ma part, j'ai défini ma propre ligne de conduite, je suggère que ce soit la nôtre : loyauté et liberté. Loyauté, d'abord, à la Direction, à laquelle nous participons. Nous n'en sommes pas, soyons francs, les moteurs, cela n'a pas été souhaité de part et d'autre – j'ai moi-même préféré ne pas participer, dans cette configuration, au secrétariat du Parti, où je ne me serais sans doute pas senti tout à fait à l'aise. Mais nous devons laisser sa chance à la nouvelle équipe, mieux, l'aider à réussir, contribuer aux travaux qu'elle proposera au Parti. Si Martine Aubry tient l’engagement qu’elle a pris de me confier l’animation d’une Convention nationale, je le ferai volontiers. Loyauté à la motion A, avec Bertrand Delanoë et François Hollande, en militant pour que celle-ci ne se contente pas d'être la spectatrice, honorable, d'une alliance privilégiée entre les motions C et D, mais affirme fortement une ligne réformiste : nous devons l'y aider. Soyons libres, toutefois, et ne nourrissons pas d'illusion excessive. Les temps qui viennent seront compliqués, nécessairement : la capacité de la « majorité » à faire vivre une cohérence intellectuelle d'essence social-démocrate, à la fois de gauche et ambitieuse, rigoureuse et crédible, ne va pas de soi, pas davantage que la volonté de promouvoir une vraie rénovation du Parti, passant selon moi par des primaires ouvertes pour la désignation de notre candidat à la Présidentielle. Cette liberté, nous l'avons voulue, nous l’avons conquise, on nous l'a laissée, sachons nous en saisir et en faire le meilleur usage.

Que faire pour cela ? Construire et nous construire ! Je vous propose de faire grandir « Besoin de gauche », d'en faire une force de réflexion, de proposition et d'action majeure, au service du socialisme du XXIème siècle. Cela passe – enfin - par une organisation rigoureuse. Celle-ci vous sera soumise en janvier. Un collectif politique d'animation sera mis en place, des experts travailleront de façon ouverte, sur les grands sujets, des camarades réfléchiront à la vie du Parti, des correspondants seront mis en place dans chaque fédération, nos parlementaires agiront davantage ensemble. Par ailleurs, un groupe ouvert existe sur « Facebook », qui compte déjà plus de 650 membres, une lettre hebdomadaire, adressée à un fichier large, sera publiée à partir de janvier 2009. Cette organisation sera mise au service d'un travail de fond. Je souhaite que nous puissions, collectivement, préparer les conventions et textes du Parti – je pense au premier chef au plan de relance économique des socialistes, élaboré en janvier, et à notre programme sur l'Europe. Faisons le à travers des contributions approfondies, audacieuses, défendant fermement des valeurs et une démarche sur lesquelles nous n'entendons pas transiger. Préparons nous, enfin, à prendre toute notre place dans les échéances futures, qu'elles soient électorales – je pense d'abord aux élections européennes de 2009, aux régionales de 2010 - ou internes au Parti.

En 2008, nous n'étions sans doute pas tout à fait prêts. J'ai la conviction que si nous savons, dans les mois qui viennent, consolider et accroître nos forces, nous pourrons jouer un rôle central dans la rénovation, incontournable, de la gauche et dans la préparation de l'alternance, indispensable, à la politique de liquidation de Nicolas Sarkozy.

Vous pouvez, dans cette perspective, pleinement compter sur moi. J'ai choisi de conserver ma liberté de parole et de pensée. Ce n'est pas, bien au contraire, un retrait, moins encore une retraite. Je souhaite au contraire, avec vous, ouvrir la voie d'une politique de la sincérité et de la vérité, éloignée à la fois du conservatisme d'appareil et de la démagogie cathodique. Ce chemin est escarpé, l'emprunter ne sera peut-être pas toujours confortable : je m'y engage pourtant avec beaucoup de sérénité, de volonté et de confiance. Car je crois qu'il est celui qu'attendent beaucoup de socialistes, d'hommes et de femmes de gauche. J'espère, dans cette entreprise, pouvoir compter sur votre soutien. Nous vous inviterons, à la fin du mois de janvier, à une réunion nationale de « Besoin de gauche » : je vous y attends nombreux.

En vous donnant rendez-vous à la rentrée, je vous souhaite de très belles fêtes et une heureuse année 2009. Avec ma fidèle amitié,

La bataille du rail

Suite à la réunion du 8 décembre dernier à Cahors, la Préfète du Lot est passée à l'acte. Ce mercredi 17 décembre Merzouk Sider, Président et Jean Michel Vignot, vice président de l'association « Tous ensemble pour les gares », ont été convoqués à la gendarmerie de Gourdon.

Jean Michel Vignot a été placé en garde à vue jusqu'à 13h puis transféré au tribunal de Cahors pour y être inculpé. Il lui a été signifié son placement sous contrôle judiciaire et est convoqué au Tribunal de Grande Instance de Cahors le 15 janvier… Quant à Merzouk Sider, il s'est rendu de lui-même à la gendarmerie où il lui a été remis une convocation pour comparaître également devant le tribunal de Grande Instance de Cahors le 15 janvier 2009 à 8 h 30.

L'association, rassemblée pour partie devant la gendarmerie, a pris les décisions suivantes :
1°) L'ensemble des membres adhérents sont solidaires avec le Président et le Vice Président de l'association
2°) Il a été décidé d'appeler les citoyens et les élus à être massivement présents à la gare de Gourdon, le vendredi 19 décembre 2008.
3°) En signe de solidarité à Jean Michel Vignot, qui a été menotté au tribunal de Cahors, nous appelons les manifestants à venir avec une cordelette pour symboliser les menottes et notre indignation. L'association, depuis le début du conflit, a toujours mené des actions non violentes qui ont permis de récupérer 5 arrêts sur 15 et, comme a dit le sénateur Joël Miquel lors de la réunion en Préfecture de Cahors du 1er décembre « c'est en refusant la concertation et en utilisant un rapport répressif, que Madame la Préfète mettait gravement en péril la paix sociale ».

A Gourdon et Souillac le combat continue...

vendredi 12 décembre 2008

Jusqu'au bout de l'engagement...

A tous les jeunes européens en France, de Midi Pyrénées en général et des Hautes Pyrénées en particulier,

Je reviendrais sur les questions des manifestations actuelles concernant les lycées et les IUT. Mais je voudrais insister sur le fait que les défilés dans la rue doivent aussi être concrétisés par le vote que vous allez porter pour les Européennes.

Mais ce vote n'est possible que par votre inscription sur les listes électorales.

En France cette inscription devra se faire
avant le 31 déc
embre 2008.

N'attendez pas pour passer à l'acte, exigez que l'on entende votre voix. Cet espace est aussi ouvert pour discuter et vous permettre de donner encore plus de corps à vos revendications.



Lettre d'Arnaud Montebourg à tous les militants fondateurs du NPS

Dans les heures si difficiles du congrès de Reims, je me suis souvenu, lorsque beaucoup d'entre vous vinrent me voir sur mon banc de Saône-et-Loire, de ce Nouveau Parti Socialiste que nous avions bâti tous ensemble. C'était en 2003 après le funeste 21 avril 2002, nous avons lancé ce formidable mouvement de rénovation du PS avec Vincent Peillon, Benoît Hamon, et l'aide de vous tous.

Nous avions conçu ce mouvement comme un outil de modernisation du Parti socialiste, mais surtout de reconquête des classes populaires qui nous avaient quittées. Nous défendions les valeurs de la gauche que l'histoire nous avait léguées, tout en transformant ses positions au contact de l'évolution accélérée du monde. Ce fut un formidable élan, une aventure humaine passionnée, depuis la Sorbonne jusqu'à Fouras, en passant par la construction de nos positions sur la mondialisation, la 6e République, le choix du non au référendum sur le Traité constitutionnel européen qui triompha dans les urnes en 2005. Nous avons restructuré, sans le savoir, et plus qu'on ne le pense, en profondeur, le paysage de la gauche, et nous avons fait émerger ensemble une génération politique qui peut aujourd'hui dire avec fierté, parfois nostalgie, qu'elle a été de l'aventure du NPS.

Pour moi, cette histoire s'est brisée net au congrès du Mans, sur une synthèse sans consistance du Premier secrétaire de l'époque. Avec Christian Paul, Thierry Mandon, Karine Berger nous quittâmes la Commission des résolutions au petit matin avec l'humiliation d'avoir vu le NPS détruit et mes amis partis se diluer dans une direction que nous avions combattue. Cette synthèse fut considérée plus tard par Benoît Hamon lui-même comme trompeuse -il en démissionna-, et par tous aujourd'hui comme inutile ou condamnable.

Pendant ces années où nous nous sommes dispersés dans la solitude, j'ai, comme d'autres, là où nous nous trouvions, continué le combat de la rénovation, à ma manière. L'accord avec Ségolène Royal à la primaire de la présidentielle permit d'installer la 6e République au coeur de la confrontation avec la droite, au point que Sarkozy chercha à en imiter quelques unes de ses pièces détachées.

Après notre défaite sévère aux élections de 2007 face à la nouvelle droite sarkozyste subsistait, encore et toujours, la question irrésolue de la mutation nécessaire du parti que les dix dernières années avaient obstinément interdite.

Le NPS s'était dispersé, comme une sorte de diaspora séparée par des évènements qui nous avaient emportés. Nous échouâmes à nous réunifier à l'approche du congrès de Reims. L'expérience du Mans avait été certainement trop douloureuse et les leçons tirées de la présidentielle par chacun d'entre nous divergeaient. Mais reconnaissons aujourd'hui que chacun a cherché des alliés différents pour tenter de faire prévaloir nos thèmes communs et les faire gagner : Benoît Hamon avec Henri Emmanuelli, Vincent Peillon avec Ségolène Royal, moi-même avec Martine Aubry.

Le NPS a ainsi poursuivi de lui-même son chemin rénovateur... après sa propre mort ! Ce congrès de Reims, qui a beaucoup abimé l'image du Parti Socialiste, constitue paradoxalement l'aboutissement des combats que nous avons partagés.

Il est la victoire posthume de notre NPS : la poussée de Ségolène Royal qui a utilisé les thèmes rénovateurs, la percée de Benoît Hamon qui a porté les thèmes de la rénovation, tout comme l'alliance de mes amis rénovateurs et de moi-même avec Martine Aubry, ont toutes trois contribué aux bouleversements internes qui se déroulent sous nos yeux, mais dont nous n'avons pas encore mesuré l'ampleur.

Ces bouleversements ? Ce fut d'abord le désir exprimé par Martine Aubry de faire un nouveau Parti socialiste dans son premier discours de Première secrétaire. C'est ensuite le changement de génération au Secrétariat national et au Bureau national, en invitant les dirigeants des années 80 et 90 à transmettre les pouvoirs qu'ils tenaient à une génération nouvelle. C'est, enfin et surtout, l'arrivée massive de membres du NPS historique dans le Secrétariat national. Il n'est pas inutile d'en énumérer les noms qui vous seront familiers : Benoît Hamon, porte parole du Parti, Pouria Amirshahi secrétaire aux droits de l'homme, Bruno Julliard, secrétaire à l'éducation, Bertrand Monthubert, secrétaire à l'enseignement supérieur et à la recherche, Pascale Gérard, secrétaire à la formation professionnelle et à la sécurité sociale professionnelle, Charlotte Brun, secrétaire aux personnes âgées, au handicap et à la dépendance, Mireille Le Corre, secrétaire à la santé et à la sécurité sociale, Razzye Hammadi, secrétaire aux services publics, Régis Juanico, trésorier du Parti, Emmanuel Maurel, secrétaire en charge de l'université permanente et de l'université d'été du Parti, Christian Paul, président du Laboratoire des idées, Lucile Schmid, vice-présidente du Laboratoire des idées, Olivier Dussopt, vice-président du Forum des Territoires.

Enfin c'est l'installation au plus haut niveau du parti d'un Secrétariat national à la Rénovation, rattaché à la Première secrétaire, doté d'une feuille de route ambitieuse et inévitablement audacieuse : organisation de primaires nécessairement ouvertes, transformation des règles de démocratie interne, institutionnalisation des recrutements diversifiés (féminisation, rajeunissement, renouvellement aux couleurs de la France), rénovation de nos méthodes électorales pour gagner la présidentielle.

C'est enfin également la création d'un laboratoire des idées institutionnalisant les fonctions d'innovation politique au sein du PS dirigé par Christian Paul et Lucile Schmid. Un parti qui reconnaît qu'il a besoin d'idées et de propositions nouvelles est un parti qui crée les conditions inévitables du changement.
Tous les ingrédients sont rassemblés pour donner enfin le goût que nous aimons au socialisme. Le Parti socialiste est le seul parti que je connaisse dont les électeurs nous disent qu'ils votent pour lui à contre coeur, et non pas parce qu'ils l'aiment, mais parce qu'ils n'ont pas le choix.
Le moment est venu de mettre en application nos idées et nos exigences, si nous savons le saisir. Nous en avons, je crois, pour la première fois, les moyens.

Je voudrais surtout m'adresser aux militants NPS qui ont soutenu Ségolène Royal. Je compte parmi vous un très grand nombre d'amis, sincères et croyants, comme je le suis, dans la rénovation.

Ce congrès fut malheureusement d'abord celui de la lutte pour le pouvoir dans le Parti. Parce que nous avons toujours dénoncé les dangers extrêmes de la présidentialisation du Parti, nous aurions dû, si nous avions été sages par rapport à nos choix initiaux, nous tenir à l'écart de cette lutte dangereuse. Ces batailles rangées d'écuries ne sont pas les nôtres, car la priorité pour le peuple de France c'est que nous construisions un grand parti de toutes les gauches, que nous lui donnions un projet modernisé et crédible, plutôt que nous ayons l'aveuglement de nous entredétruire pour savoir qui sera chargé d'échouer au milieu de ces pitoyables divisions.

En référence à notre beau slogan que nous martelions à l'époque du NPS, « notre candidat c'est le projet », nous aurions pu dire dans ce congrès de Reims « notre candidat c'est le Parti », car après ces dix années d'immobilisme, de conservatisme, et d'opportunisme, il revient à notre génération de le reconstruire pour le sauver et non de prêter notre propre main à des luttes de personnes qui le font toujours descendre plus bas.

La présidentialisation du Parti mène tout droit à sa destruction ; nous en avons eu un sérieux avant goût ces dernières semaines ; et toute destruction du Parti interdira durablement sa rénovation, elle garantit surtout à l'UMP notre défaite inéluctable en 2012.

Voilà pourquoi tous les rénovateurs doivent se retrousser les manches et réunir leurs efforts pour faire naître ce nouveau parti à partir de l'existant, sans lequel nous ne pourrons pas gagner. Ce sont à la fois des idées nouvelles, des positions politiques nouvelles, des pratiques nouvelles, un cadre nouveau et des méthodes nouvelles pour sélectionner notre candidat à la présidentielle.

Le paradoxe serait que la guérilla engagée par certains pour le contrôle du Parti nous empêche de réaliser la rénovation pour laquelle nous nous sommes tant battus. Le plus triste serait que des rénovateurs consacrent leur énergie à interdire la rénovation qu'ils ont eux-mêmes souhaitée !

Voilà pourquoi, je vous lance un appel : Venez nous aider à construire le Nouveau Parti Socialiste, notre moment est venu.

Amitié fidèle à toute la diaspora du NPS.

Arnaud MONTEBOURG
Secrétaire national chargé de la Rénovation