jeudi 18 décembre 2008

La bataille du rail

Suite à la réunion du 8 décembre dernier à Cahors, la Préfète du Lot est passée à l'acte. Ce mercredi 17 décembre Merzouk Sider, Président et Jean Michel Vignot, vice président de l'association « Tous ensemble pour les gares », ont été convoqués à la gendarmerie de Gourdon.

Jean Michel Vignot a été placé en garde à vue jusqu'à 13h puis transféré au tribunal de Cahors pour y être inculpé. Il lui a été signifié son placement sous contrôle judiciaire et est convoqué au Tribunal de Grande Instance de Cahors le 15 janvier… Quant à Merzouk Sider, il s'est rendu de lui-même à la gendarmerie où il lui a été remis une convocation pour comparaître également devant le tribunal de Grande Instance de Cahors le 15 janvier 2009 à 8 h 30.

L'association, rassemblée pour partie devant la gendarmerie, a pris les décisions suivantes :
1°) L'ensemble des membres adhérents sont solidaires avec le Président et le Vice Président de l'association
2°) Il a été décidé d'appeler les citoyens et les élus à être massivement présents à la gare de Gourdon, le vendredi 19 décembre 2008.
3°) En signe de solidarité à Jean Michel Vignot, qui a été menotté au tribunal de Cahors, nous appelons les manifestants à venir avec une cordelette pour symboliser les menottes et notre indignation. L'association, depuis le début du conflit, a toujours mené des actions non violentes qui ont permis de récupérer 5 arrêts sur 15 et, comme a dit le sénateur Joël Miquel lors de la réunion en Préfecture de Cahors du 1er décembre « c'est en refusant la concertation et en utilisant un rapport répressif, que Madame la Préfète mettait gravement en péril la paix sociale ».

A Gourdon et Souillac le combat continue...

vendredi 12 décembre 2008

Jusqu'au bout de l'engagement...

A tous les jeunes européens en France, de Midi Pyrénées en général et des Hautes Pyrénées en particulier,

Je reviendrais sur les questions des manifestations actuelles concernant les lycées et les IUT. Mais je voudrais insister sur le fait que les défilés dans la rue doivent aussi être concrétisés par le vote que vous allez porter pour les Européennes.

Mais ce vote n'est possible que par votre inscription sur les listes électorales.

En France cette inscription devra se faire
avant le 31 déc
embre 2008.

N'attendez pas pour passer à l'acte, exigez que l'on entende votre voix. Cet espace est aussi ouvert pour discuter et vous permettre de donner encore plus de corps à vos revendications.



Lettre d'Arnaud Montebourg à tous les militants fondateurs du NPS

Dans les heures si difficiles du congrès de Reims, je me suis souvenu, lorsque beaucoup d'entre vous vinrent me voir sur mon banc de Saône-et-Loire, de ce Nouveau Parti Socialiste que nous avions bâti tous ensemble. C'était en 2003 après le funeste 21 avril 2002, nous avons lancé ce formidable mouvement de rénovation du PS avec Vincent Peillon, Benoît Hamon, et l'aide de vous tous.

Nous avions conçu ce mouvement comme un outil de modernisation du Parti socialiste, mais surtout de reconquête des classes populaires qui nous avaient quittées. Nous défendions les valeurs de la gauche que l'histoire nous avait léguées, tout en transformant ses positions au contact de l'évolution accélérée du monde. Ce fut un formidable élan, une aventure humaine passionnée, depuis la Sorbonne jusqu'à Fouras, en passant par la construction de nos positions sur la mondialisation, la 6e République, le choix du non au référendum sur le Traité constitutionnel européen qui triompha dans les urnes en 2005. Nous avons restructuré, sans le savoir, et plus qu'on ne le pense, en profondeur, le paysage de la gauche, et nous avons fait émerger ensemble une génération politique qui peut aujourd'hui dire avec fierté, parfois nostalgie, qu'elle a été de l'aventure du NPS.

Pour moi, cette histoire s'est brisée net au congrès du Mans, sur une synthèse sans consistance du Premier secrétaire de l'époque. Avec Christian Paul, Thierry Mandon, Karine Berger nous quittâmes la Commission des résolutions au petit matin avec l'humiliation d'avoir vu le NPS détruit et mes amis partis se diluer dans une direction que nous avions combattue. Cette synthèse fut considérée plus tard par Benoît Hamon lui-même comme trompeuse -il en démissionna-, et par tous aujourd'hui comme inutile ou condamnable.

Pendant ces années où nous nous sommes dispersés dans la solitude, j'ai, comme d'autres, là où nous nous trouvions, continué le combat de la rénovation, à ma manière. L'accord avec Ségolène Royal à la primaire de la présidentielle permit d'installer la 6e République au coeur de la confrontation avec la droite, au point que Sarkozy chercha à en imiter quelques unes de ses pièces détachées.

Après notre défaite sévère aux élections de 2007 face à la nouvelle droite sarkozyste subsistait, encore et toujours, la question irrésolue de la mutation nécessaire du parti que les dix dernières années avaient obstinément interdite.

Le NPS s'était dispersé, comme une sorte de diaspora séparée par des évènements qui nous avaient emportés. Nous échouâmes à nous réunifier à l'approche du congrès de Reims. L'expérience du Mans avait été certainement trop douloureuse et les leçons tirées de la présidentielle par chacun d'entre nous divergeaient. Mais reconnaissons aujourd'hui que chacun a cherché des alliés différents pour tenter de faire prévaloir nos thèmes communs et les faire gagner : Benoît Hamon avec Henri Emmanuelli, Vincent Peillon avec Ségolène Royal, moi-même avec Martine Aubry.

Le NPS a ainsi poursuivi de lui-même son chemin rénovateur... après sa propre mort ! Ce congrès de Reims, qui a beaucoup abimé l'image du Parti Socialiste, constitue paradoxalement l'aboutissement des combats que nous avons partagés.

Il est la victoire posthume de notre NPS : la poussée de Ségolène Royal qui a utilisé les thèmes rénovateurs, la percée de Benoît Hamon qui a porté les thèmes de la rénovation, tout comme l'alliance de mes amis rénovateurs et de moi-même avec Martine Aubry, ont toutes trois contribué aux bouleversements internes qui se déroulent sous nos yeux, mais dont nous n'avons pas encore mesuré l'ampleur.

Ces bouleversements ? Ce fut d'abord le désir exprimé par Martine Aubry de faire un nouveau Parti socialiste dans son premier discours de Première secrétaire. C'est ensuite le changement de génération au Secrétariat national et au Bureau national, en invitant les dirigeants des années 80 et 90 à transmettre les pouvoirs qu'ils tenaient à une génération nouvelle. C'est, enfin et surtout, l'arrivée massive de membres du NPS historique dans le Secrétariat national. Il n'est pas inutile d'en énumérer les noms qui vous seront familiers : Benoît Hamon, porte parole du Parti, Pouria Amirshahi secrétaire aux droits de l'homme, Bruno Julliard, secrétaire à l'éducation, Bertrand Monthubert, secrétaire à l'enseignement supérieur et à la recherche, Pascale Gérard, secrétaire à la formation professionnelle et à la sécurité sociale professionnelle, Charlotte Brun, secrétaire aux personnes âgées, au handicap et à la dépendance, Mireille Le Corre, secrétaire à la santé et à la sécurité sociale, Razzye Hammadi, secrétaire aux services publics, Régis Juanico, trésorier du Parti, Emmanuel Maurel, secrétaire en charge de l'université permanente et de l'université d'été du Parti, Christian Paul, président du Laboratoire des idées, Lucile Schmid, vice-présidente du Laboratoire des idées, Olivier Dussopt, vice-président du Forum des Territoires.

Enfin c'est l'installation au plus haut niveau du parti d'un Secrétariat national à la Rénovation, rattaché à la Première secrétaire, doté d'une feuille de route ambitieuse et inévitablement audacieuse : organisation de primaires nécessairement ouvertes, transformation des règles de démocratie interne, institutionnalisation des recrutements diversifiés (féminisation, rajeunissement, renouvellement aux couleurs de la France), rénovation de nos méthodes électorales pour gagner la présidentielle.

C'est enfin également la création d'un laboratoire des idées institutionnalisant les fonctions d'innovation politique au sein du PS dirigé par Christian Paul et Lucile Schmid. Un parti qui reconnaît qu'il a besoin d'idées et de propositions nouvelles est un parti qui crée les conditions inévitables du changement.
Tous les ingrédients sont rassemblés pour donner enfin le goût que nous aimons au socialisme. Le Parti socialiste est le seul parti que je connaisse dont les électeurs nous disent qu'ils votent pour lui à contre coeur, et non pas parce qu'ils l'aiment, mais parce qu'ils n'ont pas le choix.
Le moment est venu de mettre en application nos idées et nos exigences, si nous savons le saisir. Nous en avons, je crois, pour la première fois, les moyens.

Je voudrais surtout m'adresser aux militants NPS qui ont soutenu Ségolène Royal. Je compte parmi vous un très grand nombre d'amis, sincères et croyants, comme je le suis, dans la rénovation.

Ce congrès fut malheureusement d'abord celui de la lutte pour le pouvoir dans le Parti. Parce que nous avons toujours dénoncé les dangers extrêmes de la présidentialisation du Parti, nous aurions dû, si nous avions été sages par rapport à nos choix initiaux, nous tenir à l'écart de cette lutte dangereuse. Ces batailles rangées d'écuries ne sont pas les nôtres, car la priorité pour le peuple de France c'est que nous construisions un grand parti de toutes les gauches, que nous lui donnions un projet modernisé et crédible, plutôt que nous ayons l'aveuglement de nous entredétruire pour savoir qui sera chargé d'échouer au milieu de ces pitoyables divisions.

En référence à notre beau slogan que nous martelions à l'époque du NPS, « notre candidat c'est le projet », nous aurions pu dire dans ce congrès de Reims « notre candidat c'est le Parti », car après ces dix années d'immobilisme, de conservatisme, et d'opportunisme, il revient à notre génération de le reconstruire pour le sauver et non de prêter notre propre main à des luttes de personnes qui le font toujours descendre plus bas.

La présidentialisation du Parti mène tout droit à sa destruction ; nous en avons eu un sérieux avant goût ces dernières semaines ; et toute destruction du Parti interdira durablement sa rénovation, elle garantit surtout à l'UMP notre défaite inéluctable en 2012.

Voilà pourquoi tous les rénovateurs doivent se retrousser les manches et réunir leurs efforts pour faire naître ce nouveau parti à partir de l'existant, sans lequel nous ne pourrons pas gagner. Ce sont à la fois des idées nouvelles, des positions politiques nouvelles, des pratiques nouvelles, un cadre nouveau et des méthodes nouvelles pour sélectionner notre candidat à la présidentielle.

Le paradoxe serait que la guérilla engagée par certains pour le contrôle du Parti nous empêche de réaliser la rénovation pour laquelle nous nous sommes tant battus. Le plus triste serait que des rénovateurs consacrent leur énergie à interdire la rénovation qu'ils ont eux-mêmes souhaitée !

Voilà pourquoi, je vous lance un appel : Venez nous aider à construire le Nouveau Parti Socialiste, notre moment est venu.

Amitié fidèle à toute la diaspora du NPS.

Arnaud MONTEBOURG
Secrétaire national chargé de la Rénovation

jeudi 4 décembre 2008

Réponse militante au Congrès de Reims


Situés à la croisée des chemins nous savons aujourd'hui, plus que jamais, que les décisions que nous prendrons aujourd'hui conditionnent notre avenir. Nous avons donc à répondre à ce choix :

– Accepter le déni des conséquences de nos actes du siècle précédent ou se considérer responsable devant nos descendants ?

Le cycle naturel que nous avons enclenché en tant que société civilisée et moderne nous entraîne vers la destruction de la planète et de l'humanité. Nous connaissons beaucoup des problèmes profonds que nous avons à gérer : surpopulation de la planète, épuisement des richesses minérales,gestion de l'énergie et du nucléaire, réchauffement climatique, accès à l'eau potable...

La liste est longue et devrait se complexifier au fur et à mesure que nous allons avancer dans notre compréhension de ces phénomènes. Convenons toutefois que cette liste est déjà suffisamment préoccupante pour exiger de l'action politique autre chose que des postures.

L'engouement actuel autour du développement durable a été l'enjeu des élections précédentes. La concrétisation de ces engagements, la matérialisation de nos aspirations sur le sujet commence à nous montrer l'importance du travail engagé. Lorsque les premières contestations du confort quotidien vont poindre, quelle sera notre réaction ?

– La minimisation des conséquences en utilisant les arguments du déni de conséquences en justifiant que notre technologie et notre imagination viendra à bout de ces problèmes. C'est purement et simplement estimé que nos actes seront assumés par d'autres que nous et que c'est à eux que revient de trouver les solutions. C'est le leg que nous nous apprêtons à assumer des 50
dernières années. Acceptons nous de l'alourdir avant de le transmettre à nos enfants ?

– Le courage politique de l'impopularité et le travail de terrain de pédagogie et d'explication. Cela
revient à considérer que nos décisions ne sont pas pour un bénéfice immédiat et individuel mais pensé dans un contexte collectif et de long terme. Des conséquences sur notre mode de vie quotidienne, notre système économique et nos organisations politiques et sociales.

Si vous pensez qu'il faudra donc confronter les idées, utiliser les compétences à notre disposition pour dessiner les contours des horizons du XXIème siècle alors manifestez vous dès maintenant et rejoignez nous.

Nous répondons ainsi à l'appel du Blog Socialiste 65 pour se rencontrer. Nous proposons de fixer un premier rendrez vous dès le mois de janvier et commencer ce travail d'analyse et de prospective qui doit être collectif. Nous continuons d'avancer !

L'article du Blog Socialiste 65 : La force à construire

mardi 18 novembre 2008

Etre de Gauche

Vous ne comprenez pas cette attitude spécifique aux personnes de gauche de ne pas se ranger tous derrière le même et ce manque de discipline, pour tout dire cette extravagance idéologique qui est la nôtre.

Alors voici la clef qui vous permettra de tout comprendre et qui va nous apporter un peu de détente :




Ex-ET
envoyé par Esma-Movie

vendredi 14 novembre 2008

Construire un monde à donner

L'actualité récente aurait justifiée d'avoir bien des articles sur ce blog. L'actualité du Parti Socialiste pouvait nous donner bien des occasions d'échanger sur des choses aussi fondamentales que la définition du mot libéral, le prix des adhésions, les combinaisons possibles. J'ai d'ailleurs laissé quelques commentaires sur les blogs de camarades qui ont, eux, choisit, de façon plus ou moins réussie, de nous faire partager leurs analyses, leurs sentiments et leurs questionnements sur tous ces évenements.

Je souhaite aujourd'hui apporter ma contribution à l'analyse de l'élection de Barrack Obama, et à l'ouverture du Congrès de Reims. Ne vous inquiétez pas ces deux choses ne sont pas pour moi de la même portée mais elles méritent tout de même de prendre le temps de la réflexion.

Vous avez surement remarqué que les articles de ce blog ont complètement passés sous silence les élections américaines. Par manque de temps tout d'abord, nous avons tous des choix à faire, entre notre famille, notre travail et notre engagement. Chacun se fixant ses priorités et l'ordre de préférences dans ces trois points. J'ai estimé et j'espère pouvoir longtemps conserver du temps pour mes proches. Mais ces trois choses se nourrissent mutuellement.
C'est aussi par habitude de ne pas hurler avec les loups et de ne pas apprécier l'attitude de supporter en politique. Je ne vois pas l'intérêt de prétendre faire la campagne de candidats dans un pays que je connais bien mal et qui a toujours su m'émerveiller et me faire trembler dans ses choix et ses comportements. Mais j'ai apprécié les différents reportages sur la société américaine et sa complexité.

Comme je n'avais pas commenté la campagne et comme je n'avais pas évoqué mon intérêt sur ce sujet j'ai laissé à d'autres l'opportunisme de se rallier au vainqueur le lendemain du résultat des urnes et n'ayant aucune preuve à donner de mon engagement pour la liberté, l'égalité ou la fraternité je n'en éprouve ni remords, ni regrets.

Il s'est pourtant passé quelque chose pour nous qui avons vécu les attentats du World Trade Center en direct sur nos téléviseurs, les manigances de l'administration Bush pour envahir l'Irak sur un mensonge, la pendaison de Saddam Hussein. La fin du XXème siècle nous a laissé l'image du monde au bord du gouffre. Voilà donc l'héritage que l'on nous confiait, un monde de haine et de barbarie avec un modèle économique vicié et l'idée qu'au delà de tout cela rien n'était possible. L'élection de Barrack Obama ne nous aménera pas le sauveur que certains aimeraient avoir, enfermés dans leurs réflexes judéo-chrétiens de la fin du monde et du messie sauveur. Cette élection nous apporte la preuve que tout peux arriver, tout peux changer. Tout dépend de ce que nous souhaitons laisser à notre monde.

Vous allez donc me dire que par rapport à tout cela la préparation et la tenue du Congrès de Reims est bien en dessous des enjeux que je viens d'évoquer. Alors je vous propose d'adopter la même posture. Nous devons résister à la tentation de rentrer dans des postures stériles, nous devons être les observateurs de la suite des rencontres. Nous avons laissé nos ainés prendre leurs responsabilités en espérant que leur expérience serait à la hauteur des enjeux. Nous leur avons donné notre confiance pour qu'ils poursuivent la construction d'une nouvelle voie pour ceux qui sont mis sur le coté, pour nous, pour nos enfants.

Fidèle à cette idée que chacun devra assumer la responsabilité de l'avenir à la hauteur de ses choix et de ses décisions, j'ai entamé depuis le mois de juillet une démarche que je compte poursuivre avec ceux qui se reconnaitront dans ce projet :

- Offrir à tous les camarades ayant des ambitions ou des responsabilités de se retrouver pour construire ensemble un corpus idéologique à proposer à tous les camarades.
- Maintenir le contact avec toutes les sensibilités du Parti Socialiste sur notre territoire et avec tous les représentants des forces de gauche.
- Etre force de proposition et convaincre par l'action que les choix politiques de chaque individu n'est pas la même chose entre gauche et droite.

Les résultats de cette démarche sont encore faibles mais je crois que nous sommes en train de nous préparer efficacement aux enjeux à venir. Le Congrès de Reims et les décisions au sein du département ou local ne sont que le début pour nous qui croyons avoir quelque chose à transmettre aux autres. Pour ceux qui en font des enjeux de pouvoir personnel et des occasions de satsifaire leur égo c'est le début de leur fin. Nous n'oublierons jamais que tout est possible pour ceux qui le veulent. Ce n'est pas simple, ce n'est pas toujours agréable mais c'est possible.

mardi 11 novembre 2008

Le leg du passé

Le souvenir de la grande guerre est une flamme qui vacille et que nous devrons faire bruler dans les années à venir. La paix est un combat de tous les jours et les jours qui arrivent nous amènerons chaque fois des occasions de choix entre l'humanité et la barbarie, entre la décision éclairée et l'obscurantisme.

Ces choix ne seront peut être pas aussi visibles que l'attaque d'un pays, ils seront tout aussi violents dans leurs conséquences sur la population. Il y a le problème de l'accès à l'eau, à la nourriture qui concerne tous les pays ne faisant pas partie de l'Europe ou de l'Amérique du Nord. Pour la question de l'eau dans ses pays dits développés c'est plus la question de la qualité que la question de l'accès qui doit nous préoccuper, je vous propose cette bande annonce d'un documentaire qui est sur les écrans depuis le 5 novembre, je ne sais pas vous mais moi je n'en avais pas entendu parler :

vendredi 7 novembre 2008

Résultats partiels de Midi Pyrénées

Les votes sur les motions viennent de se terminer et c'est maintenant le jeu des négociations et des combinaisons qui va commencer avant le Congrès. C'est dans cet exercice que de nombreux camarades seront attentifs de ce que l'on fait de leurs votes.

En attendant les résultats des fédérations de Midi Pyrénées que je suis toujours avec attention :


Les résultats dans le Lot :

Inscrits

Votants

Blancs et nuls

Exprimés



789

545

1

544









Motion A

Motion B

Motion C

Motion D

Motion E

Motion F

Delanoë

Pôle Eco

Hamon Emanuelli

Aubry

Collomb Royal

UTOPIA Pupunat

24,59%

4,77%

16,15%

19,63%

32,11%

2,57%



Les résultats de l'Aveyron :

Motion A

Motion B

Motion C

Motion D

Motion E

Motion F

Delanoë

Pôle Eco

Hamon Emanuelli

Aubry

Collomb Royal

UTOPIA Pupunat

27,7%

1,9%

28,4%

16%

24,8%

1,2%



Les résultats des Hautes Pyrénées :

Inscrits

Votants

Blancs et nuls

Exprimés



1140

852


844









Motion A

Motion B

Motion C

Motion D

Motion E

Motion F

Delanoë

Pôle Eco

Hamon Emanuelli

Aubry

Collomb Royal

UTOPIA Pupunat

22,3%

0,5%

20,3%

39,1%

16,7%

1,2%

jeudi 6 novembre 2008

Choisir une motion et voter

Cher(e) camarade,

Il reste quelques heures pour mobiliser afin de porter la motion D conduite par Martine Aubry en tête du vote des militants jeudi soir.

Certains, conscients de la dynamique que nous avons enclenchés, retrouvent les vieux réflexes et les grosses ficelles en essayant de susciter la peur. De notre côté, martelons nos convictions et nos propositions, avec la même sincérité et la même tranquillité.

La motion D, c'est celle du changement à gauche solide et crédible pour notre Parti.
- A gauche dans les valeurs : égalité, solidarité, liberté, laïcité, responsabilité, internationalisme.
- A gauche dans les propositions : nouveau partage entre le capital et le travail, "juste échange" plutôt que libre échange, Europe sociale et innovante, priorité à la question sociale, donc à l'emploi, à l'éducation, au logement, à la santé, aux transports, à l'environnement, aux services publics.
- A gauche dans l'opposition à N. Sarkozy que nous voulons carrée et non timorée, forte et non molle. Pas question pour nous de dire, par exemple à propos de la retraite à 70 ans, "pourquoi pas à condition que...". La droite, celle de Bush comme celle de Berlusconi ou de Sarkozy, a partout la même stratégie : mettre en place une liberté pour quelques-uns afin d'organiser la précarité de tous les autres.
- A gauche dans nos alliances : la reconquête passe par le rassemblement des forces de gauche, et non une stratégie chèvre-chou fixée au gré des sondages ou des circonstances.
Avec la victoire de Barack Obama aux Etats-Unis, chacun mesure l'impact du changement. Nul doute qu'en France, un changement au sein du Parti socialiste rebattra les cartes de la vie politique et sera perçu, dans les médias et dans le pays, comme le réveil de la gauche face à la monocratie Sarkozy. A l'inverse, la reconduction de l'immobilisme sur fond de libéralisme serait une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui veulent bâtir un projet d'alternative de gauche à la droite.

La motion D, c'est aussi celle du dépassement des divisions du passé entre socialistes.
Nous sommes la seule motion dont le projet exclusif est de jouer et gagner le prochain match contre la droite, et non de refaire incessamment les parties de catch entre socialistes que furent le congrès de Rennes, le référendum sur le traité constitutionnel européen ou la primaire présidentielle. Tournons-nous vers le futur en nous tournant vers les Français, voilà le message que nous proposons à tous les socialistes.

Enfin, la motion D, c'est celle du rassemblement des socialistes avec une équipe mêlant expérience et renouvellement, et c'est la motion du retour à l'esprit collectif avec une chef d'équipe, Martine Aubry.
Chacun connaît la personnalité conviviale, la crédibilité gouvernementale, la réussite locale à Lille de Martine : elles seront demain un formidable socle pour reconstruire notre parti, un parti ouvert, actif, en lien avec les mobilisations citoyennes et sociales.

Pour toutes ces raisons, nous te demandons d'utiliser chaque heure, chaque minute, à ce travail de mobilisation et de conviction. Quelques centaines de voix peuvent faire la différence pas seulement entre les motions, mais entre les chemins pour le Parti socialiste. Par le rappel téléphonique, par Internet, par le transport des camarades qui ne peuvent se déplacer seuls en section pour voter, tu peux contribuer jusqu'au bout à changer le PS pour changer la France.

Martine a voulu t'adresser un message avant le vote de demain. Tu peux retrouver la vidéo en une du site de notre motion :


Nous savons que nous pouvons compter sur ton engagement total au service de nos idées autour de Martine,

Amitiés socialistes,

mardi 28 octobre 2008